Pour seulement 30 euros de carcasses que personne ne voulait, j’ai rempli 35 bouteilles d’un litre de bouillon maison, stérilisées et rangées dans le cellier. Un an de réserve, transformé en une journée de travail. Voici exactement comment j’ai fait — et pourquoi ça devrait devenir un réflexe chez vous aussi.
Dans cet article, tu vas découvrir :
- Comment trouver des carcasses de poulet à prix dérisoire (ou gratuitement)
- Les étapes précises de cuisson pour un bouillon riche et concentré
- Comment stériliser et conserver ton bouillon 1 à 2 ans sans réfrigération
- Toutes les façons de l’utiliser au quotidien, de la soupe au plat mijoté
Sommaire
Avant de vouloir tout produire soi-même dans sa quête d’autonomie alimentaire, n’est-il pas plus intéressant de tirer parti de chaque ressource disponible ? Le bouillon de poulet maison, souvent perçu comme un simple ingrédient de base, est en réalité une préparation fondamentale dans une cuisine durable et économe.
Faire son propre bouillon à partir de carcasses, c’est valoriser des morceaux que tout le monde jette, tout en se constituant un stock sain, riche en nutriments, sans additifs ni conservateurs industriels. C’est l’autonomie alimentaire dans sa forme la plus simple : transformer ce que les autres négligent en quelque chose d’utile et nourrissant.
Dans cet article, je vous partage mon expérience : pour seulement 30 €, j’ai transformé 30 kg de carcasses de poulet en 35 litres de bouillon maison, stérilisé dans des bouteilles d’un litre. Ce bouillon me servira de réserve pour les mois à venir — une base polyvalente pour enrichir les repas du quotidien, sans jamais rouvrir un cube du commerce.
Ce bouillon n’est pas une fin en soi, mais une base fondamentale pour de nombreuses transformations culinaires rustiques. Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez retrouver l’ensemble de mes recettes de charcuterie maison pensées pour une démarche d’autonomie alimentaire.
1. Ce dont vous avez besoin : ingrédients et matériel
1.1 Les carcasses : trouver la bonne source et choisir la quantité

Le point de départ, ce sont les carcasses. Souvent considérées comme des déchets, ces morceaux osseux contiennent une richesse incroyable en saveurs et en nutriments. Pour ma préparation, j’ai récupéré 30 kg de carcasses pour seulement 30 € — un investissement minime au regard des 35 litres obtenus.
Quelle quantité produire ?
Je suis tenté de répondre : le maximum que vous pouvez. Faire du bouillon demande un peu de travail et surtout un temps de cuisson long — comptez 6 heures pour obtenir un bouillon riche. En dessous de ce temps, vous laissez encore beaucoup d’éléments nutritifs dans les os.
Puisque ce temps de cuisson est long, autant rentabiliser au mieux l’énergie consommée. L’objectif : constituer un stock pour les mois à venir. Nos grands-parents avaient tous une cave ou un cellier plein de conserves — c’est cette logique qu’il faut retrouver.
Où trouver les carcasses ?
- Chez les producteurs locaux : n’hésitez pas à demander directement à un éleveur. Beaucoup proposent des carcasses à très bas prix car peu de consommateurs les demandent. Avant de les payer 1 € le kilo, je les obtenais gratuitement.
- Chez les bouchers et volaillers : les bouchers spécialisés en volaille ont souvent des carcasses après avoir désossé leurs poulets. Demandez-leur d’en mettre de côté.
- Aux marchés, coopératives agricoles, AMAP : si vous fréquentez les marchés locaux ou les associations pour le maintien de l’agriculture paysanne, c’est un bon endroit pour en trouver.
1.2 Les aromates pour parfumer le bouillon (optionnel)
Si les carcasses sont la base, d’autres ingrédients donnent au bouillon son goût riche et équilibré. Adaptez les quantités selon vos goûts — voici les classiques pour un grand volume :
Légumes :
- 2 à 3 oignons (coupés en deux, avec ou sans peau pour une couleur plus intense)
- 4 à 5 carottes en tronçons
- 3 à 4 branches de céleri
- 1 à 2 poireaux (facultatif, pour plus de profondeur)
Herbes et aromates :
- 1 bouquet garni (thym, laurier, persil)
- 2 à 3 gousses d’ail écrasées
- Une dizaine de grains de poivre noir
- Sel (à doser selon vos préférences, ou à ajouter en fin de cuisson)
Faut-il aromatiser avant de conserver ? Tout dépend de votre quantité. Mon objectif avec 35 litres est d’avoir une base neutre pour différents usages. Je prépare donc un bouillon sans aromates ni sel — ça laisse toute la liberté pour les utilisations futures.
1.3 Le matériel indispensable
- Grande marmite ou fait-tout : pour une grande quantité, minimum 20 litres. Dans une marmite classique de 10 litres, vous pouvez placer environ 7 carcasses.
- Écumoire et passoire fine : pour enlever les impuretés en surface pendant la cuisson, et filtrer le bouillon en fin de préparation.
- Bocaux ou bouteilles en verre d’un litre : idéaux pour stériliser et conserver sans risque.
- Stérilisateur ou grande casserole : indispensable pour une conservation longue durée. Un stérilisateur électrique simplifie beaucoup la chose.
- Entonnoir large et louche : pour transvaser le bouillon dans les bouteilles proprement.
2. La préparation du bouillon étape par étape
2.1 Préparer les carcasses
Avant de commencer la cuisson, voici comment bien préparer vos carcasses pour obtenir un bouillon clair et de qualité :







- Rincez-les rapidement sous l’eau froide pour retirer tout excès de sang ou d’impuretés. Pour un bouillon encore plus clair, je recommande même de les faire tremper une nuit entière dans de l’eau avec une poignée de sel.
- Coupez les têtes si elles sont présentes, et taillez chaque carcasse en deux pour favoriser l’extraction des nutriments.
- Option blanchiment : pour un bouillon particulièrement limpide, plongez les carcasses dans de l’eau froide, portez à ébullition 5 à 10 minutes, puis égouttez. Cette opération est plus facile à gérer sur de petits volumes.
Le lendemain du trempage, vous verrez que les carcasses ont blanchi — c’est bon signe.
2.2 La cuisson : patience et maîtrise de l’évaporation
La cuisson est simple mais demande plusieurs heures pour libérer tous les arômes et nutriments. C’est principalement pour cette raison que je prépare mon bouillon en grande quantité — autant rentabiliser le temps passé.
- Disposez les carcasses dans la marmite et couvrez complètement d’eau froide. L’eau froide permet de libérer plus lentement les saveurs des os.
- Portez à ébullition sur feu vif pour démarrer l’extraction des nutriments.
- Écumez les impuretés : dès que l’eau bout, une écume remonte en surface. Retirez-la régulièrement à l’écumoire pour obtenir un bouillon clair.
- Réduisez le feu à très doux et laissez mijoter 4 à 6 heures. Plus la cuisson est longue, plus le bouillon sera concentré et riche.
L’astuce clé : maîtriser l’évaporation. Pour perdre le moins d’eau possible, trois stratégies :
- Couvrez la marmite
- Réglez le feu au plus bas (on ne doit pas voir de bulles)
- Ajoutez une bonne quantité de graisse de poulet en surface
La graisse de poulet est une ressource précieuse. Si c’est la première fois, vous n’en avez probablement pas en stock — mais maintenant que vous savez qu’elle est utile, vous allez changer votre regard et commencer à la conserver. Elle sert aussi pour la cuisine au quotidien.
Faut-il rajouter de l’eau pendant la cuisson ? On est toujours tenté de compenser l’évaporation, mais c’est une erreur. Avec l’évaporation de l’eau, d’autres éléments dissous s’échappent aussi. En ajoutant de l’eau pour maintenir le niveau, vous diluez votre bouillon. Maîtrisez l’évaporation dès le départ plutôt que de corriger en cours de route.
2.3 Filtrer et dégraisser le bouillon
Filtration :
- Retirez les gros morceaux à l’écumoire — réservez les carcasses dans un grand plat (on verra plus loin ce qu’on peut en faire).
- Versez le bouillon dans un autre récipient à travers une passoire fine ou un linge propre pour éliminer les petites particules.
- Pour un bouillon encore plus limpide, filtrez une seconde fois à travers une étamine.







Dégraissage — deux méthodes :
Méthode 1 — à chaud (à la louche) : Laissez reposer quelques instants le bouillon chaud pour que la graisse remonte en surface. Prélevez-la délicatement à la louche. Vous ne retirerez pas les derniers millimètres sans perdre un peu de bouillon, mais vous pouvez enchaîner directement avec la mise en bocal et la stérilisation.
Méthode 2 — à froid (au réfrigérateur) : Laissez refroidir le bouillon au réfrigérateur. La graisse se fige et forme une couche solide facile à décoller d’un bloc, avec les impuretés collées juste dessous. Cette méthode est plus propre mais coupe votre cycle de transformation — il faudra remonter le bouillon en température pour la stérilisation. Elle consomme plus d’énergie, mais vous permet de faire une pause.
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3. Stériliser et conserver son bouillon longue durée
3.1 Pourquoi stériliser et comment choisir ses contenants
La stérilisation détruit les micro-organismes (bactéries, levures, moisissures) qui pourraient rendre le bouillon impropre à la consommation. Contrairement à la conservation au réfrigérateur ou au congélateur, elle vous permet de garder votre bouillon à température ambiante pendant 1 à 2 ans, sans perte de qualité. C’est exactement le type de stock alimentaire autonome que j’évoque dans mon guide sur la constitution d’un stock alimentaire d’urgence.






Choisir ses contenants :
- Bouteilles en verre d’un litre : format pratique, facile à manipuler, parfait pour des portions quotidiennes. Vérifiez que le verre est épais et que les bouchons à vis résistent à la chaleur.
- Bocaux à fermeture hermétique : les bocaux avec joints en caoutchouc (type “Le Parfait”) sont idéaux pour une conservation longue durée.
Lavez bien vos contenants à l’eau chaude savonneuse, puis stérilisez-les en les plongeant dans l’eau bouillante 10 minutes, ou au four à 120 °C pendant 15 minutes.
3.2 Remplissage et méthode de stérilisation
Remplissage :
- Laissez tiédir le bouillon avant de le verser — un bouillon bouillant versé dans un bocal froid peut le fissurer.
- Utilisez un entonnoir large et une louche pour transvaser sans débordements en gardant les bords propres.
- Laissez un espace de tête d’environ 2 à 3 cm sous le bord — le liquide se dilate pendant la stérilisation.
- Fermez hermétiquement : joint en caoutchouc bien positionné pour les bocaux, bouchon à vis bien serré pour les bouteilles — sans forcer excessivement.
Méthode de stérilisation :
Option 1 — Au stérilisateur électrique ou à la marmite haute pression : C’est la méthode la plus sûre pour une conservation longue durée. Placez les bouteilles dans le stérilisateur, couvrez d’eau, et stérilisez 1h30 à 2h à 100 °C. Cette méthode garantit la destruction totale des bactéries, y compris les spores.
Option 2 — À la grande marmite : Si vous n’avez pas de stérilisateur, utilisez une grande marmite. Placez un chiffon au fond pour que les bouteilles ne touchent pas directement le fond. Couvrez d’eau jusqu’au-dessus des bocaux, portez à ébullition et maintenez au moins 1h30 à frémissement.
3.3 Refroidissement, stockage et durée de conservation
- Laissez refroidir dans l’eau : une fois le temps de stérilisation écoulé, éteignez le feu et laissez les bouteilles refroidir plusieurs heures ou toute la nuit. Ne les sortez pas immédiatement — le choc thermique peut les fissurer.
- Vérifiez la fermeture hermétique : pour les bocaux, le couvercle doit être légèrement enfoncé au centre. Pour les bouteilles, le bouchon doit être bien fixé.
- Étiquetez et rangez : notez la date de préparation sur chaque contenant et stockez dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.
Grâce à la stérilisation, votre bouillon de poulet se conserve 1 à 2 ans à température ambiante. Il est préférable de le consommer dans les 6 à 12 mois pour profiter pleinement de sa saveur.
4. Que faire avec 35 litres de bouillon maison ?
4.1 Soupes, potages et veloutés
La première et plus classique des utilisations. Grâce à sa saveur délicate mais riche, le bouillon de poulet maison est idéal pour accompagner légumes, légumineuses ou morceaux de viande :
- Soupe de légumes : ajoutez simplement vos légumes préférés (carottes, poireaux, céleri) dans le bouillon chaud.
- Potage aux nouilles et poulet : incorporez des morceaux de poulet et des nouilles pour un repas nourrissant.
- Velouté : mixez des légumes cuits dans le bouillon pour un velouté crémeux.
Un exemple concret — soupe de poulet aux champignons :

1 Litre de bouillon de poulet maison 
200g de viande épluchée sur les carcasses 
Ajouter la viande au bouillon et mettre a chauffer dans une casserole 
Prélever 20g de peau de poulet frit 
Ajouter la peau de poulet au bouillon 
Passer le bouillon au blender jusqu’à obtenir une texture lisse 
Faire revenir un peu d’ail à la poêle 
Ajouter des champignons de votre choix : ici des trompettes de la mort 
Ajouter les champignons au blender puis donner quelques impulsions pour qu’il reste des petits morceaux de champignons
Faites chauffer 1 litre de bouillon avec 200 g de viande épluchée sur les carcasses. Ajoutez 20 g de peau de poulet frite pour renforcer la saveur. Passez au blender jusqu’à texture lisse. Faites revenir de l’ail à la poêle, ajoutez des champignons (trompettes de la mort par exemple) et incorporez-les avec quelques impulsions au blender pour garder de la texture.
Que faire des carcasses après cuisson ? Sur les 30 kg de carcasses utilisées, j’ai filtré environ 8 kg d’un mélange viande/petits os. Il me faut environ 30 minutes pour tirer 1,3 kg de viande de ce mélange — soit environ 2,5 kg à l’heure. À vous de voir si cette opération est rentable pour votre foyer. Les peaux, taillées en petits morceaux et frites à feu doux dans une poêle, sont très riches en saveur poulet : une petite cuillère à café dissoute dans un bol de bouillon le rend instantanément beaucoup plus savoureux.
4.2 Sauces, céréales et plats mijotés
Le bouillon de poulet maison remplace avantageusement l’eau dans de nombreuses préparations :
- Sauces pour rôtis : déglacez le fond de poêle après une cuisson de viande avec le bouillon, laissez réduire — sauce maison garantie.
- Sauce blanche ou béchamel : remplacez le lait par du bouillon de poulet pour une version plus légère et plus goûteuse.
- Riz, quinoa, épeautre, boulgour : cuits dans le bouillon, ils prennent une saveur subtile de poulet — simple et efficace.
- Pâtes : cuites dans le bouillon, elles s’imprègnent d’un parfum délicat.
- Ragoûts et daubes : agneau, bœuf, poulet — il apporte une base aromatique riche sans alourdir le plat.
- Cocottes de légumes : pour un plat végétarien, les légumes mijotés dans le bouillon absorbent les arômes et deviennent fondants.
4.3 Remède traditionnel, réductions et concentrés
Dans la diététique chinoise comme dans de nombreuses traditions culinaires, le bouillon de poulet est un remède naturel reconnu. Riche en collagène et en minéraux, il renforce le corps et stimule l’immunité après une maladie. Une tasse chaude en hiver soutient l’énergie et réchauffe en profondeur.
Pour aller encore plus loin dans la concentration :
- Réduction : faites cuire le bouillon jusqu’à ce qu’il réduise et s’épaississe. Ce concentré s’utilise comme un cube de bouillon maison — une petite quantité suffit pour relever n’importe quel plat.
- Glaçons de bouillon : versez le concentré dans des bacs à glaçons et congelez. Vous prélevez la portion exacte dont vous avez besoin, quand vous en avez besoin.
Conclusion
La première fois que j’ai sorti mes 35 bouteilles du stérilisateur, ma femme m’a regardé avec un mélange d’incrédulité et de fierté. Trente euros de carcasses que personne ne voulait, transformées en un an de bouillon maison, rangées dans le cellier en rang d’oignons.
Ce n’est pas compliqué. Ce n’est pas réservé aux chefs ou aux gens qui ont grandi à la ferme. C’est juste une question de décider de regarder différemment ce qu’on jette — et de prendre le temps, une fois, de le transformer.
Maintenant, quand on prépare une soupe ici, on n’ouvre plus de cube du commerce. Quand les enfants sont malades, c’est notre bouillon qu’on sort du cellier. C’est ça, l’autonomie alimentaire au quotidien : pas un grand projet, juste des gestes simples accumulés.
Si vous voulez aller plus loin dans cette logique de transformation et de conservation, jetez un œil à la méthode complète de charcuterie maison — le même esprit, appliqué à la viande.
À vous de jouer. Commencez par demander des carcasses chez votre boucher. La suite, vous la trouverez dans cet article.
Pour aller plus loin
- ANSES — Recommandations sur la conservation des denrées alimentaires à domicile : anses.fr
- Institut Pasteur — Fiche pratique sur la stérilisation et la destruction des micro-organismes par la chaleur : pasteur.fr
- Paul Bocuse / Jacques Pépin — La cuisine du marché / La technique : références classiques sur les fonds et bouillons de base
FAQ
Peut-on faire du bouillon avec des carcasses congelées ? Oui, tout à fait. Les carcasses congelées donnent un bouillon de même qualité qu’à partir de carcasses fraîches. Décongelez-les simplement la veille dans un récipient au réfrigérateur, ou directement dans l’eau froide de la marmite si vous avez le temps.
Pourquoi mon bouillon est-il trouble après refroidissement ? Un bouillon trouble n’est pas un signe de mauvaise qualité — c’est souvent dû à une cuisson trop vigoureuse (ébullition forte plutôt que frémissement). Pour un bouillon plus limpide, maintenez toujours le feu au plus bas après l’ébullition initiale, et filtrez deux fois à travers une étamine.
Peut-on stériliser du bouillon non dégraissé ? Il est préférable de dégraisser avant la stérilisation. La graisse en surface peut gêner la fermeture hermétique et créer une barrière qui limite la bonne montée en température à cœur. Un dégraissage même partiel (à la louche) est suffisant avant de stériliser.
Combien de temps se conserve le bouillon une fois la bouteille ouverte ? Une fois ouverte, une bouteille de bouillon se conserve 3 à 5 jours au réfrigérateur, dans un contenant fermé. Vous pouvez aussi recongeler le bouillon en portions dans des bacs à glaçons pour ne pas gaspiller.
Peut-on utiliser des carcasses de canard ou de dinde de la même façon ? Absolument. Le principe est identique pour toutes les volailles. Le bouillon de canard sera plus corsé et plus gras, celui de dinde plus neutre. La durée de cuisson et les méthodes de stérilisation restent les mêmes.







