Il y a 6 ans, je posais la question : et si le survivalisme nous menait dans le mur ?

Retour sur un cheminement personnel et 6 années d’autonomie collaborative


Il y a six ans, je publiais une vidéo au titre provocateur : “La pensée survivaliste causera notre perte”. À l’époque, j’étais en pleine réflexion sur notre projet d’autonomie familiale. Le survivalisme, je l’avais étudié, décortiqué, et certaines idées me parlaient vraiment. Mais quelque chose me retenait. Un malaise que je n’arrivais pas à formuler clairement.

Cette vidéo, c’était ma tentative de mettre des mots sur cette intuition. Pourquoi, malgré la logique apparente du “mieux vaut être prêt”, je ne me voyais pas franchir le pas ? Pourquoi l’idée de me préparer à défendre ma famille par les armes me mettait profondément mal à l’aise ?

Aujourd’hui, six ans plus tard, avec du recul et des années d’expérimentation d’une autre forme de résilience, je comprends mieux ce malaise. Et je pense que ce cheminement peut aider ceux qui, comme moi à l’époque, sont attirés par l’autonomie sans pour autant adhérer à la logique survivaliste.

Dans cet article, je vais d’abord vous raconter ce qui m’attirait dans le survivalisme, puis ce qui m’a fait reculer. Ensuite, je partagerai ce que six années de pratique d’une “autonomie pacifiste” nous ont appris, ma femme et moi. Et enfin, je vous dirai honnêtement ce qui a marché… et ce qui a échoué.


Ce qui m’attirait dans le survivalisme

Pourquoi j’ai failli basculer

L’attrait de la logique

Soyons honnêtes : intellectuellement, le survivalisme tient la route.

Quand on observe les fragilités de nos systèmes (énergie, alimentation, finance), quand on lit les rapports du GIEC ou qu’on écoute des gens comme Arthur Keller, il devient difficile de nier qu’on va vers des ruptures. Et face à ça, le discours survivaliste propose une réponse claire : anticipe, prépare-toi, sécurise ta famille.

C’est rassurant. C’est concret. C’est actionnable.

Voici ce qui me parlait vraiment :

L’autonomie alimentaire – Potager vivrier, stocks rotatifs, conserves… Ça me semblait du bon sens paysan. Pas besoin d’être survivaliste pour voir l’intérêt de produire une partie de sa nourriture.

L’autonomie énergétique – Panneaux solaires, poêle à bois, low-tech… Là encore, difficile de ne pas voir la pertinence. Surtout quand on vit à la campagne.

L’apprentissage de compétences – Bricolage, réparation, premiers secours, jardinage… L’idée de ne pas être totalement dépendant du système me parlait profondément.

La constitution de stocks stratégiques – Avoir trois mois de nourriture et d’eau, des bougies, une trousse médicale étoffée… Ça me semblait juste prudent, surtout avec des enfants.

Jusque-là, j’étais plutôt d’accord. Mais…

Le malaise qui ne passait pas

Il y avait un point sur lequel je butais systématiquement : les armes.

Sur tous les forums, dans toutes les discussions, ça revenait. Avec une logique imparable en apparence : “À quoi bon avoir des stocks si tu ne peux pas les défendre ?” Et l’argument massue : “Et si on venait violer ta femme et torturer tes enfants ?”

Je me souviens de discussions avec ma femme. On lisait ces trucs, et on se regardait en se disant : “Mais attends, on est en train de parler de tuer des gens, là ?”

Intellectuellement, je comprenais l’argument. Si quelqu’un attaquait ma famille, évidemment que je la défendrais. Mais il y a une différence fondamentale entre réagir à une agression réelle et se préparer mentalement à tuer.

Et c’est là que mon malaise prenait racine.

Le déclic progressif

Plus je lisais les forums survivalistes, plus je voyais un truc malsain émerger. Ce n’était plus de la préparation, c’était presque de l’excitation. Des discussions sur le calibre idéal, sur les “zones de tir” autour de la propriété, sur comment “gérer” les voisins qui viendraient demander de l’aide…

Je me suis dit : “Mais qu’est-ce qu’on est en train de construire, là ?”


La prise de conscience : se préparer à la guerre, c’est créer la guerre

2018 : ma vidéo qui a tout cristallisé

Le déclic avec ma femme

C’est ma femme qui a mis le doigt sur quelque chose d’essentiel.

On discutait encore une fois de cette histoire d’armes. Je lui expliquais que “peut-être, si vraiment ça dégénérait, il faudrait y penser”. Et elle m’a dit un truc qui m’a glacé le sang :

“Tu te rends compte que plus tu penses à ça, plus tu changes de regard sur les gens ? Tu regardes nos voisins différemment. Tu imagines déjà qui pourrait devenir une menace.”

Elle avait raison.

J’avais commencé à observer les gens avec un filtre : potentiellement dangereux ou potentiellement allié. J’imaginais des scénarios de chaos où il faudrait choisir qui aider et qui repousser. Je calculais mentalement combien de temps nos stocks pourraient tenir si on devait refuser de partager avec les voisins.

Et ça me bouffait l’esprit.

Je dormais moins bien. J’avais des pensées intrusives. Je me surprenais à regarder notre maison en mode “défensif” : par où ils pourraient entrer, où positionner quoi…

Et là, j’ai réalisé un truc fondamental : en me préparant au pire, j’étais en train de créer le pire dans ma tête. Et si ça continuait, j’allais le créer dans le monde réel.

La vidéo : mettre des mots sur l’intuition

C’est pour ça que j’ai fait cette vidéo il y a six ans.

Pas pour donner des leçons. Pas pour juger ceux qui faisaient des choix différents. Mais parce que j’avais besoin de formuler clairement ce qui me dérangeait.

Voici ce que j’avais compris :

1. Le survivalisme reproduit la logique des États

Se blinder, s’armer, se préparer à défendre son territoire contre l’autre… C’est exactement ce que font les nations. Et c’est exactement cette logique qui a créé tous les déséquilibres qu’on essaie de fuir.

En gros : rejeter le système en le copiant à l’échelle individuelle, c’est incohérent.

2. Se préparer à tuer, ça change ton rapport au monde

Ce n’est pas neutre de posséder une arme. Avec l’arme vient la pensée de l’utiliser. Et cette pensée pollue tout : tes relations, ton sommeil, ta vision de l’avenir.

3. La peur appelle la peur

Plus on propage l’idée qu’il faut s’armer, plus on crée un climat de méfiance généralisée. C’est une prophétie auto-réalisatrice. On crée exactement ce qu’on prétend vouloir éviter.

4. L’impossible cohabitation avec la joie

Comment construire un projet de vie heureux, ouvert, généreux… tout en passant ses soirées à planifier des scénarios de guerre ? Pour moi, c’était incompatible.


📹 La vidéo qui a tout cristallisé (2018)

Il y a six ans, j’ai essayé de mettre des mots sur ce malaise. Le ton était peut-être un peu tranché (et le titre carrément provocateur), mais le fond reste ma conviction profonde.

Attention : cette vidéo a divisé à l’époque. Certains m’ont dit que j’étais naïf, d’autres m’ont remercié d’avoir osé le dire. Je ne cherche pas à convaincre, juste à partager mon cheminement.

[INTÉGRER LA VIDÉO YOUTUBE ICI]


Ce que 6 ans de commentaires m’ont appris

Quand ta vidéo divise… et pourquoi c’est instructif

La vidéo a touché un point sensible

Cette vidéo a généré plus de 120 commentaires (ce qui est énorme pour ma chaîne à l’époque). Et c’était… tendu.

Beaucoup de défenseurs du survivalisme m’ont accusé de caricaturer leur mouvement. D’autres m’ont remercié d’avoir osé dire ce qu’ils pensaient tout bas. Certains m’ont traité de naïf bisounours qui se fera “bouffer le jour J”.

Par exemple, ce commentaire qui a reçu 55 likes :

“La pensée bisounours causera notre perte… ha oui ça marche aussi :-)”

Ou celui-ci, plus direct :

“Donc chez Loic c’est open bar le jour J”

Mais aussi des commentaires plus nuancés, comme celui d’une femme qui a écrit :

“Le survivalisme n’empêche pas le partage et l’entraide et l’amour de son prochain et il n’est pas violent. Je suis une femme et je n’aime pas les armes tu peux me croire ! seulement on va surement aller devant de grave problème dans les années a venir alors je pense qu’il faut avoir quelque chose pour se protéger au cas où ta vie est en danger de mort.” (53 likes)

Avec le recul, je comprends mieux pourquoi ça a divisé.

Mes erreurs de communication (avec 6 ans de recul)

Si je devais refaire cette vidéo aujourd’hui, voici ce que je changerais :

1. Le titre était trop clivant

“La pensée survivaliste CAUSERA notre perte” → C’était une affirmation trop tranchée, trop définitive. Ça a fermé des esprits avant même qu’ils écoutent mes nuances.

Aujourd’hui, je l’aurais appelée : “Pourquoi je ne serai jamais survivaliste (mon cheminement)” ou “Se préparer à la guerre, c’est créer la guerre (ma réflexion)”.

2. Les images nazis et l’esclavage ont desservi mon propos

Plusieurs commentaires m’ont accusé (à raison) de faire un “point Godwin”. C’était maladroit. Je voulais illustrer que la logique de domination et de peur traverse l’histoire, mais les images ont pollué le message.

3. J’ai caricaturé le survivalisme

Beaucoup m’ont dit : “Tu ne connais pas les VRAIS survivalistes”. Et ils avaient raison en partie. J’ai attaqué une version extrême du survivalisme (le bunker armé, le chacun pour soi) sans reconnaître que beaucoup de survivalistes prônent aussi l’entraide, les compétences, et la solidarité locale.

4. Mon message n’était pas assez clair

Beaucoup ont compris : “Loïc dit qu’il ne faut jamais se défendre”. Alors que je disais : “Se préparer mentalement à tuer, ça change ton rapport au monde”.

La nuance a été perdue.

Ce que je maintiens (6 ans après)

Malgré ces erreurs de forme, je reste convaincu du fond :

1. Les pensées créent le monde

Si tu passes tes journées à imaginer des scénarios de guerre, tu vas créer un monde de guerre dans ta tête. Et ça finit par déteindre dans le monde réel.

Plusieurs commentaires m’ont dit : “L’histoire nous montre que l’homme est un loup pour l’homme”. Oui, c’est vrai. Mais l’histoire nous montre AUSSI que l’homme est capable de coopération, d’entraide, de sacrifice pour les autres.

Ce qu’on choisit de cultiver dans nos têtes, c’est ce qui poussera dans nos actes.

2. Se préparer ≠ se préparer à tuer

On peut être résilient sans être armé. On peut avoir des stocks, des compétences, un réseau local solide… sans avoir de fusil sous le lit.

Certains m’ont dit : “Une arme, c’est aussi pour chasser”. Oui, je sais. Mais soyons honnêtes : la majorité des discussions survivalistes sur les armes, c’est pour se défendre contre des humains, pas pour chasser du gibier.

3. Le survivalisme reproduit la logique des États

C’était mon argument principal, et beaucoup ne l’ont pas compris. Je ne disais pas “les survivalistes sont des nazis”. Je disais : la logique de se blinder, s’isoler, et se préparer à défendre son territoire contre l’autre, c’est exactement ce que font les États. Et c’est cette logique qui a créé tous les déséquilibres qu’on essaie de fuir.

En gros : rejeter le système en le copiant à l’échelle individuelle, c’est incohérent.

Ce que j’ai appris de ce débat

Ces 120 commentaires m’ont fait réfléchir. Voici ce que j’en retiens :

1. Le survivalisme n’est pas monolithique

Il y a ceux qui se préparent pour aider, et ceux qui se préparent pour se barricader. Il y a ceux qui voient l’entraide comme essentielle, et ceux qui voient les autres comme des menaces.

Mon erreur a été de parler du survivalisme comme d’un bloc uniforme.

2. La peur est légitime

Beaucoup de commentaires disaient : “Facile de parler de paix quand tu vis à la campagne, tu verras quand ça va péter”. Et ils n’ont pas tort. La peur de l’effondrement, de la violence, de l’impuissance face au chaos… c’est réel.

Mon message n’était pas de nier cette peur. C’était de dire : ne laisse pas cette peur dicter toute ta vie.

3. Il y a un besoin de modèles alternatifs

Le commentaire qui m’a le plus touché, c’est celui-ci :

“Merci pour cette vidéo qui fait réfléchir. Je n’arrive pas à me convaincre totalement de vous suivre sur ce chemin, même si j’aimerais beaucoup.”

Ça résume tout. Les gens VEULENT une autre voie, mais ils ne savent pas comment la construire concrètement. Ils sont coincés entre la peur (qui pousse vers le survivalisme) et l’aspiration à vivre autrement.

C’est pour répondre à ça qu’on a créé Famille Résiliente.

La vraie question (celle qu’on évite)

Après avoir lu et relu tous ces commentaires, je pense que la vraie question n’est pas :

❌ “Faut-il s’armer ou pas ?”

Mais plutôt :

“Quel monde veux-tu créer, et est-ce que tes préparations te rapprochent ou t’éloignent de ce monde ?”

Si tu veux un monde basé sur l’entraide, mais que toutes tes préparations sont basées sur la méfiance… il y a une incohérence.

Si tu veux un monde où les gens partagent, mais que tu stockes en secret pour ne rien partager… il y a une incohérence.

Si tu veux un monde de paix, mais que tu passes tes soirées à t’entraîner mentalement à tuer… il y a une incohérence.

Je ne juge personne. Chacun fait ses choix en fonction de son contexte, de ses peurs, de ses valeurs.

Mais pour moi, la cohérence entre ce que je veux construire et comment je m’y prépare, c’est essentiel.

Et six ans après, je reste convaincu que construire des liens, c’est plus résilient que construire des murs.


L’autonomie que nous construisons : 6 ans de recul

Entre naïveté et lucidité, il y a un chemin

Ce que nous avons mis en place

Depuis six ans, on expérimente une autre forme de résilience. Pas utopique, pas bisounours, mais basée sur des principes différents.

Sur l’alimentation :

  • Potager vivrier (pas d’ornement, que du nourricier)
  • Poules, canards (œufs + viande)
  • Stocks rotatifs de 3-6 mois (pâtes, riz, légumineuses, conserves)
  • Apprentissage de la conservation (lactofermentation, séchage, bocaux)

Sur l’énergie :

  • Panneaux solaires (et là, 6 ans après, j’ai beaucoup à dire sur mes désillusions…)
  • Poêle à bois bien dimensionné
  • Réduction drastique de nos besoins (sobriété avant production)

Sur les compétences :

  • Bricolage, réparation, couture
  • Premiers secours (formation PSC1 pour nous deux)
  • Cuisine de A à Z (pain, yaourts, fromages…)

Sur le réseau local :

  • Connaissance approfondie de nos voisins (qui fait quoi, qui a quoi)
  • Échanges réguliers (surplus de légumes contre œufs, coup de main contre prêt de matériel)
  • Participation à des ateliers locaux (repair café, jardin partagé)

Et tout ça sans une seule arme à feu. Sans barbelés. Sans caméras de surveillance.

Est-ce qu’on est naïfs ? Je ne crois pas. On est lucides sur les fragilités du système. Mais on a fait un choix : construire des liens plutôt que des murs.

Ce qui a marché (les victoires)

Six ans après, qu’est-ce qui fonctionne vraiment ?

1. L’autonomie alimentaire partielle

On produit environ 40% de notre alimentation (légumes, œufs, fruits, aromates). C’est énorme en termes de budget ET de résilience. Si demain les supermarchés sont en rupture pendant 2-3 semaines, on tient.

2. Le réseau local

Honnêtement, c’est notre plus grande richesse. Nos voisins savent qu’on jardine, on sait qu’untel a un puits, qu’untel répare les machines, qu’untel a des ruches. En cas de coup dur, on sait vers qui se tourner.

Et je pense sincèrement que cette toile de liens nous rend plus résilients que n’importe quel bunker individuel.

3. Les compétences

Savoir faire du pain, réparer un robinet, soigner une petite plaie, démarrer un feu, faire des conserves… Ça paraît con, mais c’est ce qui compte vraiment. Les compétences, personne ne peut nous les voler.

4. La sérénité mentale

On dort bien. On ne flippe pas. On ne voit pas nos voisins comme des menaces potentielles. On construit un projet de vie qui nous rend heureux maintenant, pas juste “au cas où”.

Ce qui a échoué (l’honnêteté radicale)

Bon, maintenant soyons honnêtes : tout n’est pas rose.

1. Le solaire : la grosse désillusion

J’ai sous-estimé la dépendance au système et surestimé l’autonomie réelle. Le pigeon, c’était moi. (J’ai d’ailleurs un article complet sur ce sujet si ça vous intéresse.)

2. L’autosuffisance alimentaire : un mirage

40%, c’est bien. Mais 100% ? Impossible à notre échelle, avec nos moyens et notre temps. Il faudrait 10 fois plus de surface, d’animaux, de travail. Et encore, on ne parle même pas du blé, de l’huile, du sel…

3. Le réseau local : fragile et lent à construire

Tisser des liens, ça prend des années. Ça demande de la constance, de la réciprocité, de la patience. Ce n’est pas quelque chose qu’on “achète” en trois mois.

4. La tentation du repli

Parfois, quand les nouvelles sont mauvaises, l’envie de tout fermer et de se replier sur notre petite bulle revient. C’est humain. C’est là qu’on comprend pourquoi le survivalisme séduit : c’est plus simple mentalement de se dire “je me barre de ce monde pourri”.


6 ans après : mes convictions (et mes doutes)

Ce dont je suis sûr

Après six ans d’expérimentation, voici ce dont je suis convaincu :

1. Les pensées créent le monde

Si tu passes tes journées à imaginer des scénarios de guerre, tu vas créer un monde de guerre. Si tu construis des liens, tu créeras un monde de liens. C’est pas du “bisounoursisme”, c’est de la lucidité systémique.

2. L’autonomie totale est un leurre

Personne ne peut être 100% autonome. L’humain est un animal social. Notre vraie force, c’est la coopération, pas l’isolement.

3. La résilience, c’est un réseau, pas un bunker

Un territoire résilient, c’est un territoire où les gens se connaissent, s’entraident, partagent compétences et ressources. Pas 50 familles isolées et armées.

4. Il faut choisir son camp mental

Soit tu construis, soit tu te prépares à détruire. Les deux ne cohabitent pas longtemps dans une même tête sans créer de la souffrance.

Ce dont je ne suis pas sûr

Maintenant, soyons honnête : je peux me tromper.

Peut-être que dans 10 ans, si vraiment le chaos arrive, je regretterai de ne pas avoir d’arme. Peut-être que mes voisins deviendront effectivement des menaces. Peut-être que ma vision “collaborative” s’effondrera face à la réalité brutale.

C’est possible.

Mais même en admettant ça, je préfère vivre maintenant en construisant plutôt qu’en me préparant à tuer. Parce que le “maintenant”, c’est tout ce qu’on a de sûr.


Autonomie, résilience, survivalisme : et vous ?

Pas de jugement, juste une invitation

Je ne juge personne qui fait des choix différents. Si vous avez des armes, c’est votre droit et votre responsabilité. Je ne prétends pas détenir la vérité.

Ce que je partage ici, c’est juste mon cheminement. Mon intuition. Mon choix.

Les questions à se poser

Si vous êtes, comme moi il y a 6 ans, en pleine réflexion sur votre projet d’autonomie, voici les questions que je vous invite à vous poser :

  • Quel monde je veux créer ? (et pas juste : “à quoi je veux survivre ?”)
  • Est-ce que mes préparations me rendent plus serein ou plus anxieux ?
  • Est-ce que je construis des liens ou des murs ?
  • Dans 20 ans, qu’est-ce que je veux raconter à mes enfants sur ce que j’ai bâti ?

🌱 Si ce cheminement vous parle…

Depuis 6 ans, ma femme et moi expérimentons cette “autonomie collaborative”. Avec nos réussites, nos échecs, nos doutes. Et on a décidé de structurer tout ça dans un programme pour accompagner d’autres familles qui se posent les mêmes questions.

Famille Résiliente, ce n’est pas un programme survivaliste. C’est un accompagnement pragmatique pour construire une résilience familiale basée sur les compétences, le réseau local, et la sobriété heureuse.

On n’y vend pas de solutions miracles. On y partage nos erreurs autant que nos réussites. On y construit ensemble, pas chacun dans son coin.

Si vous vous reconnaissez dans ce parcours, si vous voulez une autonomie qui construit plutôt qu’elle ne divise… venez voir ce qu’on est en train de bâtir.


Dernière pensée

Il y a un proverbe chinois que j’aime bien : “Il vaut mieux allumer une bougie que maudire l’obscurité.”

Pour moi, c’est ça la vraie résilience : allumer des bougies. Ensemble.


6 ans après, la même conviction

Voilà. Six ans après cette vidéo qui a fait débat, je reste sur ma ligne.

Non, je ne me suis pas armé. Non, je n’ai pas construit de bunker. Et non, je ne le regrette pas.

Est-ce que j’ai raison ? L’avenir le dira. Mais en attendant, je vis bien. On construit un projet familial qui nous rend heureux. On tisse des liens avec nos voisins. On apprend, on transmet, on partage.

Et franchement, même si tout s’effondre demain, je préfère vivre mes dernières années comme ça plutôt qu’en mode paranoïa armée.

Et vous ? Comment envisagez-vous votre autonomie ? Est-ce que vous vous reconnaissez dans ce parcours, ou au contraire, est-ce que vous avez fait des choix radicalement différents ?

N’hésitez pas à partager votre vision en commentaire. Même (surtout !) si vous n’êtes pas d’accord. C’est comme ça qu’on avance : en échangeant, pas en s’enfermant.

À bientôt,
Loïc

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