Bouillon d’os maison : recette complète et conservation en bocaux (10 à 20 litres)

Préparer son bouillon d’os maison, c’est l’un des gestes les plus rentables de l’autonomie alimentaire. Économique, nutritif, polyvalent — mais encore faut-il bien le faire et surtout bien le conserver. Dans cet article, je partage ma méthode complète testée sur des dizaines de productions : de la sélection des os jusqu’au stockage en cave, avec les vraies limites de chaque méthode de conservation — y compris celles que j’ai découvertes à mes dépens.

Le bouillon d’os maison, c’est ce liquide doré et gélatineux obtenu en faisant mijoter longuement des os d’animaux dans l’eau. Simple à dire, mais il y a tellement plus à savoir pour le réussir !

En pratique : 12 à 24 heures de cuisson pour extraire tout le collagène, les minéraux et les acides aminés. Pour la conservation, trois options s’offrent à vous : 3-4 jours au réfrigérateur, 3-6 mois au congélateur, ou ma méthode préférée, 6-12 mois en bocaux stérilisés.

Dans cet article, je vous partage ma méthode complète testée sur des dizaines de productions : comment produire 10 à 20 litres de bouillon d’os de qualité, le conserver correctement, et surtout, éviter les erreurs qui peuvent tout gâcher. Après 3 ans de pratique régulière, voici ce que j’ai appris.

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🥣 Bouillon d’os maison : tout ce qu’il faut savoir

🦴 C’est quoi un bouillon d’os ?

Un liquide obtenu en faisant mijoter longuement des os d’animaux (poulet, bœuf, poisson), parfois avec légumes et herbes, pour en extraire collagène, minéraux et nutriments.

💪 Bienfaits pour la santé

  • ✔️ Aide à la digestion (glycine, gélatine)
  • ✔️ Soulage les articulations (collagène)
  • ✔️ Améliore la peau et les cheveux
  • ✔️ Renforce l’immunité

👨‍🍳 Étapes de préparation

  1. Rassembler des os de qualité (bio/local)
  2. Nettoyer les os à l’eau après ébullition
  3. Cuisson lente 12 à 24h avec ou sans légumes/aromates
  4. Filtrer et refroidir (graisse en surface, gélatine dessous)
  5. Mettre en bocaux et stériliser ou congeler

❄️ Conservation

  • 📆 3 à 4 jours au réfrigérateur
  • ❄️ Jusqu’à 3 mois au congélateur
  • 🥫 6 mois (ou plus) en bocaux stérilisés

🍲 Idées d’utilisation

Comme base pour :

  • 🥘 Soupe de poulet, Pho, risotto
  • 🍚 Cuisson du riz et des céréales
  • 🍝 Sauce bolognaise ou ragoûts

💡 Astuce : testez une version sucrée pour les enfants !

❓ Questions fréquentes

  • Os cuits : possibles, mais moins nutritifs
  • Différence avec bouillon de viande : durée de cuisson
  • Texture gélatineuse ? Oui, signe de bon bouillon !
  • Couleur foncée ? Peut venir d’os mal nettoyés

« Un aliment simple, ancien, économique et profondément nourrissant. Redécouvrez les vertus du bouillon d’os ! »



Pourquoi produire son bouillon d’os en grande quantité ?

La première fois que j’ai fait du bouillon d’os, j’ai préparé deux litres. Résultat : consommé en quatre jours, et recommencer toute l’opération pour si peu me semblait absurde. Aujourd’hui, je ne produis jamais moins de 10 litres d’un coup — et le plus souvent entre 15 et 20 litres.

La logique est simple : le bouillon d’os demande du temps de cuisson, pas d’attention. Que vous fassiez mijoter pendant 18 heures avec 2 kilos d’os ou 10 kilos, l’investissement en énergie et en surveillance est quasi identique. En revanche, le résultat est entièrement proportionnel.

Produire en grand volume, c’est aussi ce qui rend le bouillon d’os vraiment intéressant économiquement. Les os et les carcasses sont souvent donnés ou cédés pour quelques euros — la vraie dépense, c’est l’énergie de cuisson. En la mutualisant sur une grande marmite, le coût au litre devient dérisoire.

Et puis, avoir 20 bocaux de bouillon disponibles, c’est avoir une base culinaire prête à l’emploi pour plusieurs mois. Des soupes, des sauces, des risottos, des plats mijotés — tout ça en ouvrant un bocal. C’est exactement l’esprit des réserves alimentaires familiales que je défends sur Pleine Terre.


Choisir ses os : la base de tout

Avant de parler recette, il faut parler matière première. La qualité d’un bouillon d’os se joue presque entièrement là.

Qualité et provenance : le critère non négociable

Je ne vais pas me répéter longuement ici — j’ai consacré une section entière à la question de la sécurité et de la provenance dans l’article sur les dangers réels du bouillon d’os. Mais le résumé en une phrase : os bio ou élevage extensif uniquement.

Les os concentrent ce que l’animal a ingéré tout au long de sa vie. Avec un élevage intensif nourri aux céréales conventionnelles, ça peut inclure des résidus de pesticides et des métaux lourds. Avec un animal qui a pâturé et mangé correctement, ce risque disparaît.

En pratique, chez moi en Aveyron, c’est facile : je commande mes colis de viande directement chez des éleveurs locaux et je demande systématiquement les os en supplément. Ils sont souvent offerts, parfois vendus quelques euros le kilo. En ville, les boucheries artisanales travaillant avec des producteurs locaux sont votre meilleure option — pensez à commander à l’avance.

Les os riches en collagène : lesquels privilégier

Tous les os ne se valent pas. Ce qui donne au bouillon sa valeur nutritive et sa texture gélatineuse caractéristique, c’est la concentration en collagène — et ce collagène se trouve principalement dans les articulations, les tendons et les cartilages.

Pour le bœuf, les meilleurs choix sont les pieds (champion absolu du collagène grâce au nombre d’articulations), les jarrets, la queue de bœuf, et le fémur ou tibia avec la moelle. Les côtes donnent moins de collagène mais apportent beaucoup de goût.

Pour la volaille, les carcasses complètes constituent une base idéale. Les pattes de poulet sont particulièrement concentrées en collagène — si vous pouvez en trouver, ajoutez-en systématiquement. Les cous et les ailerons sont également très intéressants. J’ai détaillé toute la méthode spécifique à la volaille dans l’article dédié au bouillon de poulet maison si vous souhaitez aller plus loin sur ce type de production.

Pour le porc, les pieds et les jarrets donnent un bouillon extrêmement gélatineux, parfait pour les préparations qui demandent du corps.

Mon astuce personnelle : quand je commande un colis de viande à l’éleveur, je demande toujours quelques pieds de bœuf en supplément. Le nombre d’articulations dans un seul pied est remarquable — mon bouillon gélifie parfaitement à chaque fois. Et depuis que mon voisin m’approvisionne régulièrement en carcasses de poulets, j’ai une matière première constante et gratuite.

Le test de qualité infaillible. Après refroidissement au réfrigérateur, un bouillon riche en collagène doit être complètement figé, avec une texture qui tremble légèrement comme une panna cotta. S’il reste liquide, il manquait d’os riches en articulations. Ce n’est pas raté — c’est juste moins concentré.

Quel ratio os/eau utiliser ?

J’essaie de suivre un ratio d’environ 1 kilo d’os par litre d’eau. Ce n’est pas de la haute précision — mais sachez que moins il y a d’os par litre, moins le bouillon sera concentré. En dessous de 500 g par litre, le résultat commence à ressembler davantage à un bouillon de légumes qu’à un vrai bouillon d’os.


La recette complète : préparer 10 à 20 litres de bouillon d’os

Le matériel nécessaire

Pour produire en volume, il vous faut une grande marmite. J’utilise personnellement une marmite de 50 litres, mais une de 20 ou 30 litres fonctionne très bien pour des productions de 10 à 15 litres. Une passoire fine, une louche, et des contenants pour le refroidissement complètent l’équipement de base.

Étape 1 : le nettoyage des os

C’est une étape que beaucoup sautent et qu’on a tort de négliger. Je remplis la marmite avec les os et de l’eau froide, puis je porte à ébullition. L’objectif n’est pas de cuire — juste de faire remonter les impuretés, le sang résiduel et les petites particules qui donneraient un goût fort et une couleur sombre au bouillon final.

Pour de grands volumes, je préfère jeter cette première eau plutôt que d’écumer — c’est plus simple et plus efficace. Je vide les os dans l’évier préalablement nettoyé, je passe chaque os sous le jet d’eau pour enlever les dernières particules, puis je remets tout dans la marmite avec de l’eau propre.

Avec le recul, pour cette étape de nettoyage, je gagnerais du temps en utilisant une marmite plus petite et en procédant en plusieurs fois plutôt qu’avec la grande marmite pleine.

Étape 2 : la cuisson longue

Une fois les os nettoyés et remis en marmite avec de l’eau froide, c’est parti. Je porte à frémissement — pas à ébullition vive, qui troublerait le bouillon et l’agresserait inutilement.

Les durées que j’applique systématiquement :

  • Volaille : 12 à 18 heures
  • Bœuf : 18 à 24 heures maximum
  • Porc : 16 à 20 heures
  • Poisson : 6 à 8 heures (au-delà, le goût devient amer)

Je ne dépasse jamais 24 heures, par principe de précaution sur l’extraction potentielle de métaux lourds — même si les données scientifiques sur ce point restent peu concluantes.

Je prépare mon bouillon le plus neutre possible : pas de sel, pas d’aromates. Cela me permet de l’utiliser comme base polyvalente dans toutes mes recettes. Si vous souhaitez un bouillon aromatisé, ajoutez légumes et herbes dans les 4 dernières heures de cuisson seulement — pas depuis le début, pour éviter qu’ils ne se délitent complètement.

Étape 3 : la filtration et le dégraissage

Après cuisson, je commence par retirer les plus gros os à la main pour alléger la marmite. Puis je transfère le tout en chambre froide (ou au réfrigérateur pour de plus petits volumes) pour laisser décanter et refroidir.

Le froid fait deux choses précieuses : les petites particules se déposent au fond, et la graisse remonte en surface et fige. Cette couche — blanche pour le bœuf, jaune pour la volaille — se retire facilement avec une cuillère. Chez moi, elle repart dans la confection des terrines. Rien ne se perd.

Une fois dégraissé, je filtre le bouillon à travers une passoire fine en faisant attention de ne pas gratter le fond de la marmite, pour éviter de remettre en suspension les particules déposées. C’est ce bouillon filtré et propre qui partira en bocaux ou au congélateur.


Conservation du bouillon d’os : frigo, congélateur ou bocaux ?

C’est la partie que je veux traiter avec le plus de transparence, parce que beaucoup de sites donnent des conseils approximatifs sur ce sujet. Mon expérience personnelle m’a appris que toutes les méthodes ne se valent pas — et que certaines ont des limites qu’il faut connaître avant de stocker 20 bocaux en cave.

MéthodeDuréeStockageFiabilité
Réfrigérateur (sans stérilisation)3 à 4 joursFrigo 2-4°C✅ Très fiable
Congélateur3 à 6 mois-18°C minimum✅ Très fiable
Stérilisation à 100°C1 à 3 mois maxFrigo conseillé⚠️ Limites en cave
Autoclave (115-121°C)12 mois et plusCave fraîche✅✅ Référence

Le réfrigérateur : pour la consommation rapide

Rien de compliqué ici. Un bouillon d’os maison se conserve 3 à 4 jours au réfrigérateur, à 2-4°C. Au-delà, même s’il semble bon à l’œil, je préfère ne pas prendre de risque.

Les signes qu’il faut jeter sans hésiter : odeur aigre ou rance, présence de moisissures même minimes, texture gluante anormale. Le moindre doute doit suffire.

Le congélateur : le meilleur compromis simplicité/durée

C’est la méthode que je recommande en premier pour ceux qui débutent. Le bouillon se congèle parfaitement et se conserve sans problème entre 3 et 6 mois — j’ai même utilisé du bouillon congelé depuis 9 mois sans altération notable du goût.

Quelques points pratiques : laisser 3 à 4 cm d’espace dans les bocaux en verre (le liquide se dilate en gelant), ou utiliser des sacs de congélation posés à plat pour optimiser l’espace. Les bacs à glaçons sont très utiles pour congeler de petites portions pratiques à utiliser pour déglacer une poêle.

Règle absolue : ne jamais recongeler un bouillon décongelé.

Stérilisation à 100°C : les limites que j’ai découvertes

C’est là que je veux être vraiment honnête avec vous, parce que j’aurais aimé que quelqu’un me le dise plus tôt.

Le bouillon d’os est un aliment peu acide — son pH est neutre, autour de 6,5 à 7. Or, la stérilisation classique à 100°C ne suffit pas à éliminer toutes les spores bactériennes résistantes à la chaleur dans les aliments peu acides. Les conserves acides (tomates, pickles, confitures) tolèrent une stérilisation à 100°C parce que leur pH bas empêche le développement de ces micro-organismes. Le bouillon d’os, lui, n’a pas cette protection naturelle. Pour comprendre pourquoi le pH d’un aliment change tout à l’équation, l’article sur la pasteurisation et la stérilisation l’explique très bien.

En pratique, j’ai observé ce phénomène moi-même : des bocaux stérilisés à 100°C, stockés en cave, dont le vide était parfaitement maintenu — le couvercle restait bien collé, aucun signe visuel d’altération — mais dont le goût et l’odeur avaient évolué de façon désagréable au bout d’1 à 3 mois. Le bouillon n’était clairement plus consommable, sans que rien ne l’annonce de l’extérieur.

Ce que ça signifie concrètement : si vous utilisez uniquement un stérilisateur classique à 100°C, stockez vos bocaux au réfrigérateur plutôt qu’en cave. Le froid compense les limites de la stérilisation et vous permettra de les conserver 3 à 6 mois correctement. En cave à température ambiante, visez une consommation dans le premier mois.

Ce n’est pas une raison d’abandonner la mise en bocaux — c’est simplement une limite à intégrer pour organiser votre stock en conséquence. Pour aller plus loin sur les risques bactériens dans les conserves maison, j’ai écrit un article complet sur la sécurité alimentaire et le botulisme.

L’autoclave : la seule méthode fiable pour la cave longue durée

L’autoclave monte en pression pour atteindre des températures de 115 à 121°C — bien au-delà des 100°C du stérilisateur classique. À ces températures, les spores résistantes sont détruites, y compris dans les aliments peu acides comme le bouillon d’os. C’est pour cette raison que l’autoclave est la méthode recommandée par les autorités sanitaires pour toutes les conserves peu acides destinées à une longue conservation.

Je l’ai testé personnellement. La différence est nette et sans appel : des bocaux stérilisés à l’autoclave et stockés en cave conservent un goût et une odeur parfaits bien au-delà de 6 mois — jusqu’à 12 mois et plus sans la moindre altération. C’est la seule méthode qui me permet de constituer un vrai stock de longue durée en cave l’esprit tranquille.

L’investissement est plus significatif qu’un stérilisateur classique. Mais si vous produisez régulièrement de grands volumes et souhaitez stocker en cave sur le long terme, c’est l’équipement qui change vraiment les choses.

La mise en bocaux en pratique

J’utilise des bocaux Weck de 850 ml — la bonne dose pour moi, consommable facilement sur deux jours une fois ouvert. Ce que j’apprécie avec les Weck, c’est aussi leur carton d’origine : les bocaux s’y rangent parfaitement, ce qui facilite le stockage et le transport. Si vous hésitez sur le format ou la marque à choisir, j’ai écrit un guide complet pour choisir ses bocaux de conservation.

Je remplis les bocaux avec le bouillon encore chaud (mais non bouillant), en laissant environ 2 cm d’espace en haut. J’évite de gratter le fond de la marmite pour ne pas remettre en suspension les dépôts du fond.

Avec mon bouilleur à substrat — un grand bidon en inox avec résistance et régulateur de température — la montée en température est plus lente qu’avec un stérilisateur standard, mais la descente l’est aussi, grâce à l’isolation installée autour du bidon. Ce refroidissement progressif évite la casse thermique des bocaux.

Après refroidissement complet, je contrôle l’étanchéité de chaque bocal : le couvercle doit rester collé sous l’effet du vide. Tout bocal dont le couvercle se soulève facilement part directement au réfrigérateur pour consommation rapide.


Utiliser son bouillon au quotidien

Avoir du bouillon d’os en stock ne sert à rien si on ne l’intègre pas naturellement dans sa cuisine. Voici comment je l’utilise au fil des semaines.

Comme base de soupe : c’est l’usage le plus évident. Un bocal réchauffé, quelques légumes de saison, et vous avez une soupe maison en 15 minutes avec une profondeur de goût qu’aucun cube du commerce ne peut approcher.

Pour cuire les céréales : remplacer l’eau par du bouillon d’os pour cuire le riz, l’orge ou le quinoa change complètement le résultat. Les céréales absorbent le bouillon et deviennent un accompagnement nutritif et savoureux à part entière.

Pour déglacer les sucs de cuisson : c’est devenu un réflexe après chaque viande saisie à la poêle. Une louche dans la poêle encore chaude — en deux minutes vous avez une sauce.

Comme base de plats mijotés : ragoûts, pot-au-feu, osso-buco — le bouillon d’os maison remplace avantageusement n’importe quel fond de veau ou fond de volaille du commerce, avec infiniment plus de nutriments et de goût.

Bu directement : en hiver, un bocal réchauffé et bu comme un bouillon chaud le matin est une habitude que j’ai prise et que je ne suis pas prêt d’abandonner. Réconfortant et nourrissant.

L’astuce pour les enfants : si vos enfants font la grimace devant le bouillon nature, essayez de le préparer avec une petite carotte et une patate douce dans les dernières heures de cuisson — la légère sucrosité naturelle le rend beaucoup plus attractif pour les jeunes palais. Chez moi, c’est devenu un réflexe en hiver quand les enfants ont le nez qui coule.

Ma routine saisonnière

Plutôt que de produire toute l’année en petites quantités, j’ai calé ma production sur deux grandes sessions :

En automne (octobre-novembre), deux productions de 15 à 20 litres chacune. C’est le moment où j’ai accès aux meilleures matières premières — abattages de fin de saison, carcasses de volailles en quantité. L’objectif est de constituer le stock pour l’hiver.

En janvier, une production complémentaire de 10 litres si le stock de novembre s’épuise plus vite que prévu — ce qui arrive souvent en pleine saison de soupe.

Au printemps et en été, consommation réduite, pas de production. Les bocaux de l’automne arrivent en fin de vie et sont utilisés en dernier.

Cette organisation me permet d’avoir toujours du bouillon disponible sans jamais en gaspiller, en concentrant l’effort sur deux sessions bien identifiées dans l’année.


Conclusion : le bouillon d’os maison, un pilier d’autonomie accessible à tous

Préparer son bouillon d’os maison n’est pas compliqué. C’est même l’une des préparations les plus simples de l’autonomie alimentaire — à condition de comprendre les quelques règles qui font la différence entre un résultat décevant et un résultat remarquable.

La qualité des os prime sur tout. La cuisson longue fait le travail toute seule. Et la conservation demande d’être honnête sur les limites de chaque méthode — un bocal bien fermé n’est pas nécessairement un bocal sûr sur le long terme, surtout si on ne dispose que d’un stérilisateur à 100°C.

Si vous débutez, commencez simple : une marmite de 10 litres, des carcasses de poulet bio récupérées chez votre boucher, une nuit de cuisson, et congélation directe. Pas besoin d’autoclave pour commencer. La complexité vient avec la pratique et l’envie d’aller plus loin dans le stockage longue durée.

Pour aller plus loin dans votre démarche d’autonomie alimentaire, retrouvez le Programme Familles Résilientes — une méthode structurée pour construire votre autonomie pas à pas, pilier par pilier.


Questions fréquentes

Peut-on faire du bouillon d’os avec des os déjà cuits ? Oui — un poulet rôti du dimanche ou des os d’un pot-au-feu font parfaitement l’affaire. Le résultat sera un peu moins concentré en collagène qu’avec des os crus, mais le bouillon reste bon et nutritif. C’est une excellente façon de ne rien gaspiller.

Faut-il ajouter du vinaigre dans le bouillon ? Certaines recettes recommandent un filet de vinaigre de cidre en début de cuisson pour favoriser l’extraction des minéraux. Les données scientifiques sur ce point sont peu concluantes. Personnellement, je n’en mets pas — je préfère un bouillon neutre sans acidité ajoutée.

Mon bouillon est très foncé, est-ce normal ? Une couleur foncée indique généralement que les os n’ont pas été suffisamment nettoyés lors de la première ébullition. Ce n’est pas dangereux — le bouillon reste consommable — mais le goût sera plus fort et moins fin.

Comment savoir si un bocal stérilisé est encore bon ? Quatre vérifications avant d’ouvrir : le couvercle doit être toujours hermétique (aucun rebond à la pression du doigt), pas de bombement visible, le petit “pop” caractéristique à l’ouverture, et une odeur normale. Si l’un de ces signaux manque, jetez sans goûter.

Combien de fois peut-on réutiliser les mêmes os ? Une seule cuisson longue suffit à extraire l’essentiel du collagène et des minéraux. Un second bouillon avec les mêmes os sera très nettement moins concentré. Je ne le fais pas.


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