Melon
Planter le melon au chaud et reconnaître le fruit mûr sans instrument, à l'attache, à la vrille et à l'écorce.
Récolter
Le charentais est mûr quand la feuille ou la vrille la plus proche du fruit sèche ou jaunit, quand un cerne huileux ou une légère craquelure apparaît à l'attache, et quand l'écorce vire au vert cassé, crème ou jaune ; son odeur caractéristique le confirme. Son pédoncule se détache en général, vers 42 jours après la floraison chez le Védrantais, mais plusieurs variétés modernes ne cernent pas et se récoltent à la couleur. Le délai de 80 à 100 jours après la plantation n'est publié que pour le melon brodé américain.
Environ 80 jours de culture, selon la variété et la saison.
Conserver la récolte
| Mode | Température | Humidité | Durée |
|---|---|---|---|
| Fruit entier (charentais) Le cahier des charges Label Rouge garde le charentais entre 8 et 14 °C, et l'IGP Cavaillon donne 8 à 12 °C comme température optimale ; aucune durée de garde du charentais n'est publiée. Près de 0 °C, le froid tache le melon, le fait mûrir mal et lui donne un mauvais goût ; les 2 à 4 °C pendant deux à trois semaines souvent cités concernent le melon brodé américain. | 8-14 °C | — | — |
| Melon coupé, réfrigérateur On lave et on brosse l'écorce à l'eau froide avant de couper, car la lame entraîne les bactéries de la peau dans la chair. Le melon coupé se garde à 5 °C au plus et se jette après une semaine, ou après quatre heures s'il est resté hors du froid : la bactérie Listeria s'y multiplie, même au réfrigérateur. | 5 °C | — | 0,25 mois |
| Pickles au vinaigre (recette testée) L'USDA publie une recette testée de pickles de melon, mise au point sur le melon brodé américain : des cubes de 2,5 cm de melons à pleine taille mais encore verts et fermes, cuits dans du vinaigre de cidre à 5 %, remplis à chaud en bocaux de 0,47 l et passés 15 minutes au bain-marie bouillant jusqu'à 300 m d'altitude. Le melon est peu acide, et il n'existe aucune recette testée de purée, de confiture ni de melon au sirop en bocal. | — | — | — |
| Congélation On choisit des melons mûrs à chair ferme, on retire graines et écorce, puis on congèle en tranches, en cubes ou en boules, au sirop froid à 30 % ou sans sucre, en laissant un espace de tête. | — | — | — |
| Melon d'hiver (garde) Les melons d'hiver, comme le Blanc d'Antibes, se gardent un à deux mois ; le charentais, lui, n'est pas un melon de garde. | — | — | 1-2 mois |
Mettre en culture
On sème en godet au chaud, vers 18 à 21 °C : la graine ne germe pas sous 16 °C et lève le mieux entre 20 et 30 °C. On plante quand le sol atteint au moins 15 °C et que les nuits ne descendent plus sous 12 à 15 °C. Le melon ne supporte aucun gel : on attend que la dernière gelée locale soit passée, sans se fier à une date fixe.
| Geste | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Semis abri | avril | mai | ||||||||||
| Plantation | mai | juin | ||||||||||
| Récolte | juillet | août | septembre |
Mois indicatifs pour la zone « France, plaine tempérée (repères tirés de la RHS et de la production des Pays de la Loire) ». Ce sont les seuils de température ci-dessus qui décident, pas la date.
Espacement : 90 cm entre les plants · 150 cm entre les rangs · 1 par carré de 30 cm.
Arrosage : Le melon a besoin de beaucoup d'eau à l'installation, à la nouaison et pendant le grossissement des fruits. Quand les fruits commencent à mûrir, on réduit l'arrosage : trop d'eau la dernière semaine baisse le sucre et fait éclater les fruits, mais un vrai manque d'eau au mauvais moment baisse aussi le sucre et le rendement.
Les gestes
- Semis en godet et plantation en motte
Semer deux graines à 1,5 cm de profondeur dans un godet de 7,5 cm, à 18-21 °C, puis planter après trois à quatre semaines une motte de 6 à 8 cm, humide, dans un sol réchauffé, à 90 cm en plein air ou 45 cm sous serre, et arroser le jour même.
Un melon repiqué se récolte plus tôt qu'un melon semé en place : deux semaines selon Clemson, jusqu'à quatre selon l'université du Maryland. Les maraîchers recherchent un plant trapu, aux racines blanches et sans pucerons, gage d'une bonne reprise.
- Voile jusqu'à la floraison femelle
De la plantation jusqu'à l'apparition des premières fleurs femelles.
Un voile P17 ou un filet anti-insectes protège des pucerons qui transmettent les virus, contre lesquels aucun remède n'existe, et protège aussi du vent. On le retire à la floraison, car les fleurs ont besoin des insectes pour être pollinisées.
- Pollinisation à la main
Par temps frais ou pluvieux, quand les abeilles sortent peu, sur les fleurs femelles ouvertes du matin.
La nouaison est souvent mauvaise par temps de pluie, quand les abeilles sont inactives ; en mai 2026, le froid a rendu les nouaisons irrégulières dans le Sud-Ouest. On presse une fleur mâle sans ses pétales au centre de la fleur femelle, ou on utilise un petit pinceau.
- Taille (facultative)
La RHS propose de pincer la tête à cinq feuilles, de garder les quatre tiges les plus fortes, puis de pincer chaque tige deux ou trois feuilles après un fruit, en gardant jusqu'à quatre fruits par pied dehors.
Aucun essai français sur la taille du charentais n'a été trouvé. Sous serre au Costa Rica, les plants non taillés ont donné le meilleur rendement et le meilleur taux de sucre, et au champ en Iran la taille n'a pas changé le rendement total ; garder un seul fruit par pied fait monter le sucre, mais divise le rendement par deux.
- Paillage et support des fruits
Le paillage se pose avant ou à la plantation ; on glisse du carton ou de la paille sous les fruits quand ils grossissent.
Sur paillage plastique noir, les récoltes sont plus grosses et plus précoces selon l'université du Maryland, et un paillis sous les fruits les protège des pourritures. Les paillages trop fins (moins de 25 microns) ou biodégradables favorisent les pourritures en plein champ humide.
- Palissage en potager en carrés
Dès que les tiges s'allongent, si le melon pousse dans un carré, avec un hamac de filet ou de tissu sous chaque fruit qui grossit.
La méthode Square Foot met un melon palissé par carré de 30 cm, voire un pour deux carrés quand les fruits sont gros. Cela fait environ 11 plants par m², dix fois la densité des maraîchers et bien plus serré que les 90 cm de la RHS, et aucun essai ne valide ce chiffre ; un support qui sèche vite évite que les fruits pourrissent.
- Réduire l'arrosage à la maturité
Quand les premiers fruits commencent à mûrir, sauf longue sécheresse.
Dans un essai de trois saisons sous serre, un déficit d'eau modéré à la maturité a réduit l'éclatement des fruits de 73 % sans baisser le rendement. L'arrosage au goutte-à-goutte, le matin, ne mouille pas le feuillage.
- Rotation longue
Ne pas remettre de melon, ni d'autre cucurbitacée, au même endroit avant quatre à cinq ans.
La fusariose survit plusieurs années dans le sol ; le Label Rouge impose cinq ans de rotation. Le GRAB prévient que la rotation est nécessaire, mais pas toujours suffisante.
Maladies et ravageurs
Acarien tétranyque (Tetranychus spp.)
Avec les pucerons, c'est l'un des deux ravageurs les plus préoccupants du melon bio ; aucun moyen n'est efficace sur une forte attaque.
Ce qui marche en essai
- Les maraîchers lâchent l'acarien prédateur Phytoseiulus persimilis et pratiquent le bassinage.
- Sur aubergine sous abri, les maraîchers aspergent le feuillage un quart d'heure le soir, sauf la veille d'une récolte, un levier jugé très efficace ; l'excès d'eau favorise la pourriture grise.
- Les bulletins de Provence notent qu'aucun auxiliaire ne contrôle bien les acariens sur aubergine.
- Dans l'essai GRAB de 2004, la brumisation associée aux lâchers d'auxiliaires a donné le meilleur résultat : 15 % de feuilles attaquées, contre 40 et 70 % sans brumisation.
- On lâche Phytoseiulus persimilis sur les premiers foyers, en deux ou trois apports à une semaine d'intervalle.
- Le soufre mouillable n'a pas enrayé l'attaque dans cet essai, et il gêne les auxiliaires.
- On bassine le feuillage par temps sec et ensoleillé.
- Des produits de biocontrôle existent ; on surveille les foyers dès qu'il fait sec.
- Garder un environnement sans adventices et éliminer les débris végétaux.
- Éliminer après la récolte les plantes très attaquées.
- Les lâchers de prédateurs (Amblyseius, Phytoseiulus persimilis) ont stabilisé la pression dans certaines parcelles, mais n'ont pas maîtrisé les populations dans un essai sous abri de l'APREL.
- Lâcher l'acarien prédateur Phytoseiulus persimilis, qui se développe deux fois plus vite que sa proie mais souffre quand l'humidité de l'air tombe sous 60 %.
- Garder une ambiance humide sous abri, en bassinant les cultures par temps chaud.
- Le prédateur Neoseiulus californicus est adapté au climat sec ; Phytoseiulus persimilis n'a pas d'intérêt sur melon.
- Sous abri, on bassine en fin de matinée les jours chauds, avec prudence sur melon, à cause des pourritures des fruits posés sur le paillage.
- Le soufre mouillable n'a aucun effet sur les acariens.
- Augmenter l'humidité sous abri par un bassinage court, en surveillant les maladies.
- Lâcher des acariens prédateurs, qui ne suffisent souvent pas seuls.
- Augmenter l'humidité sous abri par un bassinage de 10 à 15 minutes, en surveillant le mildiou et les limaces.
- Lâcher des auxiliaires (Phytoseiulus persimilis, Feltiella acarisuga, Macrolophus), qui ne suffisent souvent pas seuls.
Bactériose du melon (Pseudomonas syringae pv. aptata)
Cette bactérie tache les feuilles et les fruits quand les nuits restent sous 12-13 °C pendant trois ou quatre jours avec de l'eau sur les plantes. Elle régresse par temps chaud et sec.
Ce qui marche en essai
- Le cuivre est le seul produit autorisé en bio, dans la limite de 4 kg de cuivre métal par hectare et par an.
- On évite de mouiller le feuillage, puisque la maladie a besoin d'eau libre sur la plante.
Fusariose du melon (Fusarium oxysporum f. sp. melonis)
Ce champignon du sol bouche les vaisseaux de la plante, qui jaunit ou flétrit puis meurt ; c'est aujourd'hui la maladie la plus grave du melon en France. Il se développe surtout par temps frais et humide, entre 18 et 25 °C, et survit plusieurs années dans le sol.
Ce qui marche en essai
- On choisit une variété résistante : la plupart résistent aux races 0, 1 et 2, mais seules quelques-unes résistent, en partie, à la race 1-2 qui domine en France.
- Un plant greffé sur courge protège de la fusariose, de la verticilliose et du Phomopsis, mais baisse le taux de sucre ; le greffage sur melon garde le goût et ne protège que de la fusariose.
- On pratique une rotation longue, en sachant qu'elle est nécessaire mais pas toujours suffisante.
- On évite les plantations très précoces et les sols longtemps cultivés en melon.
Mildiou des cucurbitacées (Pseudoperonospora cubensis)
Ce mildiou est un oomycète, pas un champignon. Sur le melon, les taches sont plutôt rondes et ne s'arrêtent pas aux nervures ; pâles et humides au début, elles jaunissent, brunissent et se dessèchent, avec un feutrage gris à mauve dessous.
Ce qui marche en essai
- Garder le feuillage sec : pas d'aspersion le soir ni le matin, arrosage au pied, serre fermée pendant les orages.
- Le soufre mouillable à 500 g/hl a réduit l'attaque dans les essais du GRAB, autant que la dose homologuée.
- La bouillie bordelaise a protégé autant que le soufre, mais elle a apporté 5 kg/ha de cuivre métal en une saison ; Cornell la juge moins efficace que les fongicides de synthèse.
- Détruire les débris de culture dès la fin de la récolte.
- Choisir une variété tolérante quand il en existe une, en sachant qu'elle ne protège pas complètement.
- Les bulletins de santé du végétal jugent les produits de biocontrôle « possibles et efficaces » sur courge.
- On évite de mouiller le feuillage, surtout dans les secteurs humides.
- En plein champ, on évite l'arrosage par aspersion, surtout le soir ou le matin.
- On détruit les débris de culture et on draine les parcelles.
- Le cuivre est le seul produit autorisé en bio, dans la limite de 4 kg de cuivre métal par hectare et par an.
Mosaïque de la pastèque (Watermelon mosaic virus (WMV))
Ce virus transmis par les pucerons est fréquent et grave sur le melon.
Ce qui marche en essai
- Aucun traitement ne guérit la plante, et les insecticides n'empêchent pas la transmission.
- Un voile P17 ou un filet anti-insectes posé de la plantation jusqu'à la floraison protège la culture.
- On arrache les premiers pieds atteints.
- On choisit une variété tolérante, en sachant qu'aucune résistance n'est complète.
- Aucun traitement ne guérit un virus : on arrache les premiers pieds atteints.
- Un filet ou un voile, de la plantation à la floraison, empêche les pucerons d'atteindre la plante.
- Les variétés tolérantes déclarées (par exemple Kenji Kuri ou E 78) limitent le risque, sans le supprimer.
- Aucune variété de melon n'est tolérante aux virus, et aucun traitement ne guérit la plante.
- Un voile ou un filet posé jusqu'à la floraison femelle protège la culture.
Mosaïque du concombre (Cucumber mosaic virus (CMV))
Ce virus transmis par les pucerons est fréquent et grave sur le melon.
Ce qui marche en essai
- Aucun traitement ne guérit la plante : on détruit les plants atteints.
- On choisit une variété tolérante au CMV.
- On élève les plants hors du tunnel de culture, sous voile anti-insectes, et on désherbe les abords.
- Aucune variété de melon n'est tolérante aux virus, et aucun traitement ne guérit la plante.
- Un voile ou un filet posé jusqu'à la floraison femelle protège la culture.
- Maîtriser les pucerons, qui transmettent le virus.
- Arracher les plants très atteints, sans compter sur les symptômes pour repérer tous les plants porteurs.
Oïdium (Podosphaera xanthii)
Un feutrage blanc couvre les feuilles. Sur le melon, deux champignons sont en cause, Podosphaera xanthii et Golovinomyces cichoracearum, et de nouvelles souches apparaissent.
Ce qui marche en essai
- Le soufre mouillable a la meilleure efficacité préventive, mais il tache les fruits et il est toxique pour certains auxiliaires et pour les abeilles.
- Le bicarbonate de potassium (pas de soude) est un peu moins efficace que le soufre, mais très peu toxique pour les auxiliaires et les abeilles.
- L'huile essentielle d'orange douce est plutôt moins efficace que le soufre, avec un risque de brûlure des feuilles.
- Le lait dilué à 10-50 %, deux fois par semaine, a fait aussi bien que les fongicides dans une seule étude en serre au Brésil ; son autorisation en France n'est pas vérifiée.
- Une variété tolérante est une sécurité, mais elle ne protège pas complètement, et de nouvelles souches contournent ces tolérances.
- On évite les plantations serrées et l'ombre, et on retire les feuilles atteintes pour aérer.
- Traiter en préventif à partir de juillet avec du soufre ou du bicarbonate de potassium (hydrogénocarbonate de potassium), selon le BSV PACA.
- Les variétés tolérantes sont la règle sous abri, mais leur tolérance ne protège pas complètement et les traitements préventifs restent nécessaires.
- Le soufre mouillable a la meilleure efficacité préventive ; il a été appliqué trois fois en essai contre une attaque de juillet.
- Le bicarbonate de potassium (pas de soude) est un peu moins efficace que le soufre, mais très peu toxique pour les auxiliaires.
- Une variété tolérante, comme Havana, est une sécurité mais pas une protection complète.
- Toutes les variétés de melon ont une tolérance à l'oïdium, qui retarde les attaques sans les empêcher.
- On traite dès que le temps devient chaud et sec, au moins deux fois à 7-10 jours d'écart, au soufre mouillable réduit à 500 g/hl sous abri et sur jeunes plantes, ou au bicarbonate de potassium (pas de soude), un peu moins efficace mais qui ne tache pas les fruits.
- On évite de traiter par très forte chaleur, car le melon est une plante fragile.
- Dans l'essai du GRAB de 2002 sur melon, les purins n'ont pas fait mieux que l'eau.
Puceron noir du melon (Aphis gossypii)
C'est le principal puceron du melon. Il colonise les plantes et transmet les virus de la mosaïque du concombre et de la pastèque.
Ce qui aide sur ce légume
- Voile ou filet anti-insectes (efficace)
- Paillage réfléchissant (effet partiel)
- Variétés résistantes ou tolérantes (effet partiel)
Tout sur : Pucerons — le reconnaître, quand surveiller, ce qui marche →
Taupins (Agriotes spp.)
Les larves percent surtout les fruits à l'approche de la maturité, et les pertes peuvent être importantes.
Ce qui marche en essai
- Éviter de planter après une prairie ancienne, une jachère ou des céréales à paille.
- Travailler le sol en surface au moment de la ponte, de mai à début juillet, pour faire remonter et dessécher œufs et jeunes larves.
- Ne pas apporter de matière organique fraîche juste avant la plantation.
- Choisir une variété moins appétente : les essais STAUPIN de la SERAIL ont montré un effet de la variété sur les dégâts.
- On bine au printemps et on pratique la rotation.
- On évite de planter le melon après une prairie ou une friche.
- Ne pas planter derrière une prairie, une céréale ou un maïs, ni en bordure herbeuse, car ces précédents gardent beaucoup de larves.
- Travailler le sol au moment où les larves remontent, et surveiller la parcelle à la plantation et en fin de culture.
- Là où la pression est forte, choisir une variété résistante comme Monaco : selon la WSU, seules ces variétés donnent alors des racines vendables, aucun traitement bio ou biologique n'étant disponible.
ToLCNDV (Tomato leaf curl New Delhi virus)
Ce virus est transmis par l'aleurode Bemisia tabaci. En août 2026, des parcelles de melon de plein champ en étaient touchées en PACA.
Ce qui marche en essai
- Aucun traitement ne guérit la plante.
- On protège la culture par un voile jusqu'à la floraison et on arrache les premières plantes atteintes.
- Pour les plantations d'après la mi-juin, on choisit une variété tolérante au ToLCNDV.
- Aucune variété de melon n'est tolérante aux virus, et aucun traitement ne guérit la plante.
Les variétés conseillées
Arkade
Tolérance : fusariose races 0, 1 et 2 (haute résistance), oïdium (Px1, Px2, Px3, Px5, Px3-5, Gc), puceron Aphis gossypii (résistance intermédiaire)
Il a tendance à donner des fruits oblongs. Sa tolérance au puceron limite la colonisation sans l'empêcher.
Solibel
Tolérance : fusariose race 1-2 (résistance intermédiaire), puceron Aphis gossypii
C'est l'une des trois seules variétés du conseil 2026 qui résistent, en partie, à la race 1-2 de la fusariose, celle qui domine en France.
Il est sensible aux acariens.
Cancun
Tolérance : fusariose race 1-2 (résistance intermédiaire)
Il est très sensible à la fente : l'arrosage doit être réduit avec soin à la maturité.
Volupta
Tolérance : fusariose races 0, 1 et 2 (haute résistance), puceron Aphis gossypii
Alvaro
Il porte l'Award of Garden Merit de la RHS, mais la page ne détaille pas l'essai qui le justifie.
Blanc d'Antibes
Il est conservé au centre de ressources génétiques de l'INRA ; c'est un melon d'hiver, pas un charentais.
Avec le climat qui change
Les étés chauds ont souvent servi le melon : en Pays de la Loire, le rendement a gagné 28 % en 2022, et 2025 a dépassé de 33 % la moyenne de cinq ans, alors que les références de bassin vont d'environ 20 t/ha dans le Centre-Ouest à 30 t/ha sous abri dans le Sud-Est. Mais en 2026, la canicule a fait perdre du rendement en PACA par mauvaise nouaison et brûlé des fruits au soleil sous abri. Le Sud-Ouest a connu un mois de mai froid (nouaisons irrégulières, bactériose) suivi de 34 à 35,8 °C fin mai, avec des plants stressés par la chaleur.
Les maraîchers choisissent des variétés moins sensibles, maîtrisent l'aération et l'irrigation au goutte-à-goutte, blanchissent les serres et bassinent contre les acariens par forte chaleur ; ils retardent aussi les plantations pour limiter la fusariose. Au jardin, cela se transpose en un goutte-à-goutte, un voile retiré à la floraison, une pollinisation à la main par temps frais et un arrosage réduit à la maturité.
Les 39 références de cette fiche
Chaque valeur de la fiche vient d'une de ces sources. Quand elles ne disent pas la même chose, la fiche retient la mieux établie.
- AGRECOMEL (ACPEL, Invenio, APREL, CTIFL), présentation PIClég du 02/10/2023 institut ou essai
- Agreste / DRAAF Pays de la Loire, conjoncture melon 2022, 17/01/2023 institut ou essai
- Agreste / DRAAF Pays de la Loire, conjoncture melon 2025, 23/01/2026 institut ou essai
- APREL / SudExpé, Les variétés melon 2025 (MAJ octobre 2024) institut ou essai
- BSV maraîchage PACA n°16, 14/08/2026 institut ou essai
- BSV Melon Sud-Ouest n°04, Chambre régionale d'agriculture d'Occitanie, 07/05/2026 institut ou essai
- BSV Melon Sud-Ouest n°06, Chambre régionale d'agriculture d'Occitanie, 04/06/2026 institut ou essai
- CDC, Multistate Outbreak of Listeriosis Linked to Whole Cantaloupes from Jensen Farms, bilan final du 27/08/2012 institut ou essai
- Clemson Cooperative Extension, HGIC 1304 Cantaloupe & Honeydew Melons, MAJ 23/01/2023 institut ou essai
- Clemson HGIC 3030, Canning Foods – the pH Factor, 20/08/2011 institut ou essai
- Corbacho, Romojaro, Pech et al., PLoS ONE 8(3):e58363, 2013 institut ou essai
- Díaz-Alvarado & Monge-Pérez, Rev. Colomb. Cienc. Hortíc. 11(1):21-29, 2017 institut ou essai
- G. Johnson, University of Delaware, Weekly Crop Update, 14/07/2017 institut ou essai
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- INAO, cahier des charges IGP Melon de Cavaillon, approuvé le 12/12/2023 institut ou essai
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- Agrobio Bretagne, fiche 43 (dossier maison pratiques-maraichage-transposables.md:26 et :201-202) praticien ou réseau technique
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- Interreg Alcotra, fiche descriptive Melon Blanc d'Antibes (CRB légumes INRA, M. Pitrat) praticien ou réseau technique
- Square Foot Gardening Foundation (C. McLaughlin), Summer's sweetest treats: grow melons vertically, 21/05/2026 praticien ou réseau technique