Aleurodes (mouches blanches)
Aleyrodidae
Reconnaître les aleurodes au miellat et aux ailes blanches, protéger les choux par un filet, et savoir pourquoi savon noir et neem sont interdits.
Le reconnaître






Deux groupes se rencontrent au potager. L'aleurode du chou (Aleyrodes proletella) mesure 1,5 à 2 mm, a le corps jaunâtre, les ailes blanches poudrées de cire et deux taches gris pâle à l'arrière des ailes ; elle vit sur les choux. L'aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum) est un peu plus petite, avec un thorax jaune, et attaque tomate, aubergine, poivron et cucurbitacées, surtout sous abri. Dans les deux cas, les adultes s'envolent en nuée quand on touche la plante, les œufs sont déposés sous les feuilles, et les larves, plates, ovales et blanc-jaune, restent collées sans bouger comme de petites cochenilles.
Ne pas confondre : Les larves immobiles ressemblent à des cochenilles, mais elles se transforment en petits insectes blancs ailés qui s'envolent dès qu'on secoue la feuille.
Les dégâts, légume par légume
Les aleurodes sucent la sève sous les feuilles et rejettent un miellat poisseux, sur lequel une fumagine noire s'installe en quelques jours. Les feuilles jaunissent, s'enroulent et se salissent, et un chou frisé couvert d'aleurodes devient invendable. Sur tomate, aubergine et poivron, l'aleurode des serres affaiblit la plante et peut lui transmettre des virus.
Choisis ton légume dégâts forts
Chou de Bruxelles dégâts forts
Le chou de Bruxelles est l'un des choux les plus touchés : les feuilles et les rosettes se couvrent de miellat et de fumagine.
Le moment sensible : La culture longue est exposée de juin à l'hiver, et la pression monte d'août à octobre.
Chou kale dégâts forts
L'aleurode du chou est le ravageur principal du chou frisé : les jeunes feuilles que l'on mange portent des larves, du miellat et de la fumagine.
Le moment sensible : Les attaques augmentent d'août à octobre, et la culture longue de chou frisé reste exposée jusqu'à l'hiver.
Aubergine dégâts moyens
L'aleurode des serres s'installe sous les feuilles, salit le feuillage de miellat et de fumagine, et peut transmettre des virus.
Le moment sensible : Les attaques se produisent surtout sous abri, de l'installation de la culture jusqu'à la fin de la récolte.
Brocoli dégâts moyens
L'aleurode du chou colonise les feuilles du brocoli, où se voient pontes et larves, mais elle gâte peu la pomme.
Le moment sensible : Les larves se voient sur les feuilles du bas et les pontes sur les feuilles du cœur.
Chou-fleur dégâts moyens
L'aleurode du chou s'installe sur les feuilles du chou-fleur, et la fumagine salit la culture.
Le moment sensible : Les bulletins du Nord notent une problématique nettement plus importante sur chou-fleur que sur chou pommé.
Poivron dégâts moyens
L'aleurode des serres s'installe sous les feuilles, salit le feuillage de miellat et de fumagine, et peut transmettre des virus.
Le moment sensible : Les attaques se produisent surtout sous abri, de l'installation de la culture jusqu'à la fin de la récolte.
Tomate dégâts moyens
L'aleurode des serres s'installe sous les feuilles, salit le feuillage de miellat et de fumagine, et peut transmettre des virus.
Le moment sensible : Les attaques se produisent surtout sous abri, de l'installation de la culture jusqu'à la fin de la récolte.
Chou cabus dégâts faibles
L'aleurode du chou se tient sous les feuilles externes du chou pommé et le gâte peu.
Le moment sensible : Les dégâts restent surtout sur les feuilles externes, les plus exposées.
Chou rouge dégâts faibles
L'aleurode du chou se tient sous les feuilles externes du chou rouge et le gâte peu.
Le moment sensible : Les dégâts restent surtout sur les feuilles externes, les plus exposées.
Concombre dégâts faibles
L'aleurode des serres s'installe sous les feuilles et les salit de miellat et de fumagine.
Le moment sensible : Les attaques se produisent surtout sous abri ou en été chaud.
Courgette dégâts faibles
L'aleurode des serres s'installe sous les feuilles et les salit de miellat et de fumagine.
Le moment sensible : Les attaques se produisent surtout sous abri ou en été chaud.
Melon dégâts faibles
L'aleurode des serres s'installe sous les feuilles et les salit de miellat et de fumagine.
Le moment sensible : Les attaques se produisent surtout sous abri ou en été chaud.
Quand surveiller
Une moyenne journalière qui dépasse régulièrement 16 °C, un été chaud et sec, ou un automne doux, surtout si des choux d'hiver ou du colza poussent à proximité. Les adultes et les pontes se cherchent sur les feuilles du cœur, les larves sur les feuilles du bas.
| Facteur | Seuil | Ce qui se passe |
|---|---|---|
| Durée du cycle de l'aleurode du chou | 28 jours | de l'œuf à l'adulte à 20-22 °C ; le cycle dure 47 jours à 16 °C et 19 jours à 28 °C sur brocoli |
| Moyenne journalière de température | 16 °C | au-dessus de cette moyenne, les conditions sont favorables à l'aleurode du chou, et les populations d'été se forment de la deuxième quinzaine de mai à juin |
| Température de ponte en hiver | 10 °C | au-dessus de 10 °C, les femelles hivernantes pondent encore, ce qui entretient les populations pendant les hivers doux |
| Nombre de générations par an | 4 à 6 générations | quatre à cinq en année habituelle, jusqu'à six dans les étés très chauds |
| Durée du cycle de l'aleurode des serres | 47 à 22 jours | de 46,7 jours à 15 °C à 21,9 jours à 28 °C |
| Geste | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Risque | mai | juin | juillet | août | septembre | octobre |
Quand intervenir : Les professionnels interviennent à partir de 10 à 20 aleurodes par plante, adultes, pontes et larves additionnés, en contrôlant au moins 5 plantes de bordure et 5 plantes à l'intérieur de la parcelle. Au jardin, la RHS conseille de tolérer l'insecte, car il touche peu les parties consommées, sauf sur le chou frisé dont on mange les jeunes feuilles.
Prévenir
- Broyer et enfouir les restes de chou dès la dernière récolte
Agroscope juge cette hygiène indispensable, car les choux d'hiver et les déchets de récolte abritent de grandes populations qui repartent vers les jeunes cultures ; il faut aussi arracher les laiterons, qui servent d'hôtes.
- Poser un filet de 0,5 à 0,8 mm dès la plantation
En chou de Bruxelles bio, un filet de 0,8 mm laissé de mai à octobre a réduit les larves de 77 % au pic ; sur culture longue, l'aleurode finit par passer à travers une maille de 0,9 mm et l'attaque d'août à octobre rejoint celle des cultures non couvertes.
- Éloigner les choux sensibles du colza et des choux d'hiver
Le vent porte l'aleurode sur 1 km ou plus ; Agroscope conseille de planter les choux frisés et les choux de Bruxelles loin du colza et des choux hivernés.
- Inspecter et isoler les plants achetés
Les œufs et les nymphes passent inaperçus à l'achat alors que les adultes, plus visibles, peuvent être absents ; il faut donc retourner les feuilles des plants avant de les planter.
- Retirer les feuilles infestées et arroser les adultes au jet
Sous abri, enlever les feuilles portant les larves et chasser les adultes au jet d'eau limite la population ; l'arrosage réduit aussi la poussière et la chaleur sèche qui favorisent l'insecte.
Les auxiliaires qui aident
- Syrphes (Episyrphus balteatus, Sphaerophoria scripta)
Leurs larves mangent des œufs et des larves d'aleurode du chou dès juin ou juillet ; avec les micro-guêpes, elles peuvent faire baisser la population en août-septembre, sans l'effondrer.
- Encarsia tricolor
Cette micro-guêpe indigène parasite les larves d'aleurode du chou, qui brunissent ; lâchée sous filet dès les premières larves, elle a augmenté le parasitisme et réduit l'infestation, mais elle n'est pas vendue.
- Encarsia formosa et Macrolophus pygmaeus
Ces deux auxiliaires protègent la tomate sous abri contre l'aleurode des serres ; en Provence, 81 % des producteurs de tomate lâchent des Macrolophus et 44 % des Encarsia. Encarsia formosa ne parasite pas l'aleurode du chou.
- Coccinelles, chrysopes et punaises prédatrices
Elles mangent les aleurodes, et la RHS comme l'UC IPM conseillent de les ménager en évitant les insecticides à large spectre.
Lutter : ce que disent les essais
Un produit n'apparaît comme utilisable que s'il est autorisé au jardin pour la culture concernée, d'après le catalogue officiel E-phy (gamme « Emploi autorisé dans les jardins »). Bio, naturel ou « biocontrôle » ne veut pas dire autorisé au jardin.
Ce qui marche, d'après les essais
Broyer et enfouir les restes de chou après la récolte
Effet partiel
Dès la dernière récolte, on broie et on enfouit superficiellement toute la culture de chou et ses déchets, et on arrache les laiterons qui servent d'hôtes.
Ce que disent les essais : Aucun chiffre d'essai n'a été trouvé, mais Agroscope juge ce geste indispensable parce que les choux d'hiver abritent de grandes populations.
Filet à maille fine (0,5 à 0,8 mm) posé tôt
Effet partiel
On couvre les choux dès la plantation avec un filet de 0,5 à 0,8 mm, qu'on ouvre le moins possible et seulement par temps frais.
Ce que disent les essais : En chou de Bruxelles bio, un filet de 0,8 mm laissé de mai à octobre a réduit les larves de 77 % au pic ; sur culture longue, l'aleurode passe à travers une maille de 0,9 mm en fin d'été et l'attaque d'août à octobre rejoint celle des cultures non couvertes.
Retirer les feuilles infestées et arroser au jet
Effet partiel
On retire les feuilles qui portent les larves et on chasse les adultes avec un jet d'eau puissant, de préférence sous abri.
Ce que disent les essais : L'UC IPM décrit ce geste comme un moyen de limiter la population ; elle ne chiffre pas son effet.
Paillis réfléchissant sur les jeunes plants
Effet partiel
On pose un paillis métallisé brillant autour des jeunes plants de tomate, d'aubergine ou de courgette, qu'on retire quand le feuillage les couvre.
Ce que disent les essais : L'UC IPM note que ces paillis repoussent les aleurodes sur les jeunes plants ; ils perdent leur effet quand le feuillage couvre plus de 60 % de la surface ou quand la poussière les ternit.
Laisser agir les auxiliaires naturels
Effet partiel
On évite les insecticides à large spectre et on garde des fleurs et des bordures pour que syrphes, coccinelles et micro-guêpes Encarsia indigènes s'installent.
Ce que disent les essais : En août-septembre, les syrphes et Encarsia tricolor peuvent faire baisser la population d'aleurode du chou, sans effondrement total.
Lâchers d'Encarsia formosa et de Macrolophus sous abri
Effet partiel
Sous abri, on lâche des Encarsia formosa avant l'arrivée des aleurodes des serres, avec au moins 0,5 guêpe par mètre courant toutes les une à deux semaines, et des Macrolophus pygmaeus au printemps.
Ce que disent les essais : Un essai de serre en Corée a donné 57 à 89 % de contrôle des adultes, et en Colombie le parasitisme a varié de 42 à 82 % ; Encarsia formosa ne marche pas contre l'aleurode du chou.
Limites : Encarsia formosa ne parasite pas l'aleurode du chou (RHS) et exige au moins 10 °C pour survivre ; un excès de Macrolophus sur les apex peut faire couler les fleurs de tomate.
Variété de chou de Bruxelles moins infestée
Effet partiel
Certaines variétés de chou de Bruxelles du commerce sont nettement moins infestées que d'autres, parce que l'aleurode les évite ou y survit moins bien.
Ce que disent les essais : Un criblage de 16 variétés a trouvé des variétés moins infestées, mais les résultats sont partiellement incohérents et aucune liste n'existe pour les variétés cultivées en France.
Limites : Les variétés précises ne sont pas données ici : l'essai est européen et les résultats varient d'un critère à l'autre.
Huile de colza (Nativert)
Autorisé au jardinEffet partiel
Huile de colza (848 g/l) autorisée au jardin contre les aleurodes sur tomate, aubergine, poivron, concombre, courgette et laitue.
Ce que disent les essais : L'UC IPM écrit que les huiles réduisent les populations sans les éliminer ; il faut bien couvrir le dessous des feuilles et répéter les applications.
Limites : Aucun usage amateur sur les choux : l'aleurode du chou n'est pas visée. Sept jours minimum entre deux applications ; l'UC IPM déconseille de traiter des plantes stressées ou au-dessus de 32 °C.
Autorisé sur tomate, aubergine, poivron, concombre, courgette, laitue · délai avant récolte : 1 jours · AMM n° 2170978 · vérifié dans E-phy le 11 octobre 2026.
Pratiqué, mais jamais mesuré
Pièges jaunes englués
Jamais mesuré
On place des plaques jaunes engluées près des plantes pour repérer les adultes et suivre les populations.
Ce que disent les essais : Les pièges servent à la surveillance, pas à la lutte : Agroscope les juge peu adaptés sur chou et le Missouri doute de leur valeur dehors à cause du nombre de pièges nécessaires.
Huile essentielle d'orange (Limocide J)
Autorisé au jardinJamais mesuré
Produit de biocontrôle à l'huile essentielle d'orange (60 g/l), autorisé au jardin contre les aleurodes sur choux, tomate, aubergine, poivron, cucurbitacées, laitue, haricots et pois.
Ce que disent les essais : Aucun essai indépendant chiffré sur son efficacité contre les aleurodes n'a été trouvé ; les bulletins du Nord de la France le citent comme produit de biocontrôle contre l'aleurode du chou.
Limites : Six applications par an et par culture au plus ; le piment, l'ail, l'oignon et le poireau ne sont pas visés par un usage aleurode amateur.
Autorisé sur tomate, aubergine, poivron, concombre, courgette, courge d'hiver, melon, chou cabus, chou rouge, chou-fleur, brocoli, chou de bruxelles, chou kale, laitue, haricot, petit pois · délai avant récolte : 1 jours · AMM n° 2200059 · vérifié dans E-phy le 11 octobre 2026.
Purin d'ortie, macération d'ail, décoctions
Jamais mesuré
On pulvérise un purin d'ortie, une macération d'ail ou une décoction de plantes sur les feuilles, dans l'idée de repousser ou de tuer les aleurodes.
Ce que disent les essais : Aucun essai publié n'a testé ces préparations contre les aleurodes ; les recettes ne se trouvent que sur des sites grand public.
Limites : Une préparation à base de plantes qui n'a pas été testée ne prouve pas son effet, et les sources sérieuses lues (Agroscope, RHS, UC IPM, BSV) n'en parlent pas.
Interdit au jardin, même si on le conseille souvent
Savon noir et savon insecticide (acides gras)
Interdit au jardin
Les sels de potassium d'acides gras tuent par contact les aleurodes touchés par le jet.
Ce que disent les essais : L'UC IPM classe les savons parmi les produits qui réduisent les populations sans les éliminer ; aucun essai chiffré sur légume n'a été trouvé.
Pourquoi : Aucun produit à base de savon n'a d'usage amateur aleurodes sur un légume : Insectes et maladies CPJ et Pucerons CPJ visent les plantes d'intérieur et balcons, et Rapid'Total les rosiers, les fleurs et les arbustes. Le savon noir ménager n'est pas un produit phytosanitaire. Il faut couvrir tout le dessous des feuilles et répéter les passages, d'où un effet limité. À la place, on retire les feuilles infestées, on utilise l'huile de colza autorisée sur tomate, poivron et courgette ou l'huile d'orange.
Vérifié dans E-phy le 11 octobre 2026.
Pyrèthre naturel (pyréthrines)
Interdit au jardin
Les pyréthrines tuent les aleurodes par contact ; elles sont vendues seules ou avec de l'huile de colza.
Ce que disent les essais : Aucun essai chiffré sur légume n'a été trouvé ; l'UC IPM écrit que même les insecticides les plus toxiques ne sont que partiellement efficaces contre les aleurodes.
Pourquoi : Les produits amateurs à pyréthrines (Botaver, Spruzit, Rapidinsect, Fazilo) n'ont un usage aleurodes que sur rosiers, plantes d'intérieur, fleurs et arbustes, souvent sous abri seulement, et Fazilo n'est plus autorisé en plein champ. Le pyrèthre est un produit de contact « non sélectif » qui « détruit de nombreux auxiliaires », et ne touche pas les insectes cachés sous les feuilles (FREDON, sur les ravageurs du chou). À la place, on garde les auxiliaires, on pose un filet et on utilise l'huile d'orange ou de colza autorisées.
Vérifié dans E-phy le 11 octobre 2026.
Huile de neem (azadirachtine)
Interdit au jardin
L'azadirachtine, extraite du neem, est vendue comme insecticide naturel contre les aleurodes.
Ce que disent les essais : Sous serre sur deux variétés de tomate, des traitements ont réduit les larves de 58 à 100 % et les adultes de 52 à 100 %, sans que le résumé dise lequel donne quel chiffre ; les formulations foliaires perdent de leur efficacité sous la lumière et la chaleur.
Pourquoi : Aucun produit à base d'azadirachtine n'a d'usage amateur aleurodes sur un légume : le seul produit amateur qui en contient, Botaver, vise les rosiers, les fleurs et les plantes d'intérieur, tandis qu'Azatin et Neemazal-T/S sont réservés aux professionnels. En serre, les formulations foliaires de neem perdent leur efficacité sous la chaleur, et l'UC IPM les classe avec les huiles qui réduisent les populations sans les éliminer. À la place, on utilise l'huile de colza ou l'huile d'orange autorisées, après avoir retiré les feuilles infestées.
Vérifié dans E-phy le 11 octobre 2026.
Champignon Beauveria bassiana (Botanigard, Naturalis)
Interdit au jardin
Ce champignon parasite des insectes est vendu aux maraîchers comme insecticide de biocontrôle contre les aleurodes, notamment sur les choux.
Ce que disent les essais : Aucun essai chiffré n'a été trouvé ; les bulletins du Nord de la France le citent comme produit de biocontrôle contre l'aleurode du chou.
Pourquoi : Aucun produit à base de Beauveria bassiana n'est de gamme amateur dans E-phy : Botanigard et Naturalis sont réservés aux professionnels, même s'ils sont « de biocontrôle » et utilisables en agriculture biologique. Le jardinier ne peut donc pas l'acheter en jardinerie pour son potager. À la place, il reste le filet, l'hygiène en fin de culture et l'huile d'orange sur chou.
Vérifié dans E-phy le 11 octobre 2026.
Insecticides de synthèse des professionnels (cétoénols)
Interdit au jardin
Les maraîchers utilisent des insecticides systémiques, comme les cétoénols, contre les aleurodes du chou, en les appliquant au moment de l'éclosion des larves.
Ce que disent les essais : Une efficacité réduite des cétoénols est signalée sur l'aleurode du chou depuis 2019, et une résistance de site cible a été cartographiée en 2024.
Pourquoi : Ces insecticides sont réservés aux professionnels : E-phy ne donne aucun produit amateur qui les contienne contre les aleurodes. Ils posent un problème de résistance chez l'aleurode du chou, ce qui oblige les maraîchers à alterner les matières actives. Les insecticides à large spectre, comme les pyréthrinoïdes, tuent aussi les auxiliaires et les pollinisateurs (UC IPM). À la place, le jardinier compte sur le filet, l'hygiène et les auxiliaires.
Vérifié dans E-phy le 11 octobre 2026.
Son cycle
L'aleurode du chou pond 75 à 200 œufs par femelle, et le cycle de l'œuf à l'adulte dure environ 28 jours à 20-22 °C, contre 47 jours à 16 °C et 19 jours à 28 °C sur brocoli. Elle compte quatre à cinq générations par an, jusqu'à six les étés très chauds. Les femelles de la dernière génération passent l'hiver sur les restes de chou et pondent dès que la température dépasse 10 °C, puis leurs descendants gagnent les jeunes choux au printemps.
Avec le climat qui change
Les étés très chauds permettent jusqu'à six générations de l'aleurode du chou au lieu de quatre à cinq, avec des pullulations dès juin ou juillet. Les hivers doux la laissent pondre au-dessus de 10 °C, et les bulletins du Nord de la France notent que les températures douces d'octobre prolongent son développement. En 2025, ces bulletins signalent un problème nettement plus grave sur chou-fleur et chou frisé que sur chou pommé.
Les 20 références de cette fiche
Chaque valeur de la fiche vient d'une de ces sources. Quand elles ne disent pas la même chose, la fiche retient la mieux établie.
- Agroscope, Sauer & Guyer, « La mouche blanche du chou (Aleyrodes proletella) », fiche technique n° 123, 2020 institut ou essai
- Alonso, Gómez, Nombela & Muñiz, « Temperature-dependent development of Aleyrodes proletella on two cultivars of broccoli », Environmental Entomology 38 : 11-17, 2009 institut ou essai
- ANSES, catalogue E-phy, données ouvertes du 2026-10-08, gamme « Amateur / emploi autorisé dans les jardins » institut ou essai
- BSV légumes Hauts-de-France, bulletins 2018 à 2025 (lus par extrait de recherche) institut ou essai
- Centre international de la pomme de terre (CIP), Risk Atlas for Africa, fiche 4.3.4 « Greenhouse whitefly, Trialeurodes vaporariorum », 2016 institut ou essai
- Essai de lutte biologique avec Encarsia formosa en serre commerciale, Corée, 2010, et essai en Colombie, 2008 (lus par extrait de recherche) institut ou essai
- FREDON Hauts-de-France / VETAB, « Les ravageurs du chou en maraîchage biologique », fiche, 2011 institut ou essai
- Hondelmann et al., « Importance of Antixenosis and Antibiosis Resistance to the Cabbage Whitefly in Brussels Sprout Cultivars », Insects 11 : 56, 2020 (lu par extrait) institut ou essai
- Insects 11 (2020) et Insects 15 (2024), résistance aux cétoénols chez Aleyrodes proletella (lus par extrait) institut ou essai
- PNW Pest Management Handbooks, « Cabbage whitefly », 2016 institut ou essai
- RHS, « Cabbage whitefly » institut ou essai
- Saucke et al., « Biotechnische Regulierung der Kohlmottenschildlaus in Kohlgemüse », Gesunde Pflanzen 63 : 183-189, 2011 (résumé) institut ou essai
- Schultz, Wedemeyer, Saucke et al., projet BÖL, 10. Wissenschaftstagung Ökologischer Landbau, Zürich, 2009 institut ou essai
- Tropentag 2018, étude sous serre sur les formulations de neem (lue par extrait) institut ou essai
- UC IPM (University of California), « Whiteflies », pages jardin institut ou essai
- University of Missouri Extension, guide G7275, aleurodes (lu par extrait) institut ou essai
- Étude sur le contrôle des aleurodes de la tomate, International Journal of Agronomy, 2022 (lue par extrait) institut ou essai
- Aprel, enquête auprès des producteurs de tomate de Provence, reprise par Réussir Fruits & Légumes (lue par extrait) praticien ou réseau technique
- Biobest, « Use parasitic wasps until Macrolophus is ready », Hortidaily, 22 mai 2015 praticien ou réseau technique
- Sites grand public de jardinage (seloger.fr, jardiner-malin.fr, aroma-zone.com), lus le 2026-10-11 source non vérifiée